blogeons & drablogs

prochainement sur Acides Foriques (bande-annonce)

Bientôt sur vos écrans et pour la première fois mondiale de l’univers, le récit métacyberautofictif d’un lecteur des Cahiers d’AA

Une passionnante aventure avec (voix de stentor et roulements de tambours):

du mystère !
du danger !
de l’émotion !
des péripéties !
des révélations !
et des fautes d’orthographes

Ne manquez pas « Blogeons & drablogs », une exceptionnelle série en 73 épisodes.

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Mardi 30 janvier 2007

B&D (préambule)

Le conteur : L’histoire de « blogeons & drablogs » va bientôt commencer. Comme il s’agit cependant d’un conte assez particulier, il a été auguré de la plus expédiente prévenance que je vienne préparer le lecteur, la lectrice à l’aventure qui s’annonce, de sorte que vous en suiviez le chemin sans bifourcher vers d’égarantes et périlleuses destinations.
Aussi, pour garantir votre orientation, vous trouverez toujours sur votre droite le récit du voyage dans son entier (blogeons et drablogs), muni de raccourcis (thèmes) qui se rempliront et accompagneront progressivement votre lecture. Des indices, en plus, seront semés dans les commentaires lorsque le chemin des épisodes se fera plus dérobant.
Enfin, et pour votre plus grand plaisir, renouant avec la tradition du livre de contes en couleurs, vous trouverez parfois des interventions dans le récit qu’il faudra pointer de la souris pour révéler et dont voici un imaginaire exemple :
AA
Pierre
Le conteur : ah lala, ça y est ça se complique, j’aurais jamais du compter sur lui
Zgr
Le conteur (ta gueule !) Mais à présent, cher lecteur, chère lectrice, place à l’aventure !, et comme vous le savez toutes les aventures commencent dans des régions riantes et reculées qui ne semblaient pas devoir un jour être touchées par l’appel du voyage
ainsi…

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Lundi 26 février 2007

B&D – (1) – Aventure : découverte

On m’avait filé l’endroit, on m’avait dit c’est un blog,

- un quoi ?,
- un blog, un coin où les gens racontent leur vie,
- oh ben ça doit être coquet, tiens !,
- haha ouais en général ouais, mais là c’est plutôt gratiné,

J’étais parti voir.
Un blog.
Y a une couleur, des titres, des trucs rangés en colonne à droite. Alors c’est ça. Et un texte. « La fin du capitalisme ». Je lis.
… En fait j’accroche pas mal. Y a assez d’illusions déracinées pour que j’ai envie de suivre le chemin. Et puis mieux, beaucoup mieux, elle écrit bien.
Un blog… je regarde un peu.
tiens ? commentaires ? click, ???… Rhôô tiens des tas de gus ! Ah ben voilà ! Je me disais que j’avais pas tout vu, voyons voir, aaah, ah oui, mais oui, mais bien sûr, ah encore mieux, haha ah lui il est bon lui, et oh un miracle ! Oh ben c’est du merveilleux, ah lala si c’est pas une belle tripotée de baltringues, ben mon vieux ça valait le coup de tenir pour voir ça ! C’est vraiment pathétique… il faut absolument que j’essaye. Un nom ? Oah tiens vla un nom, n’importe qui, et puis j’écris un truc, n’importe quoi. Click. Ça marche pas. J’aime Internet, Internet est mon ami, je recommence.
Ah quand même.
Je reviens quelques jours après. Mon message est inscrit deux fois, j’en reviens pas, le salaud de logiciel vérifie si on est impatient. Mais je suis là quand même dans le flux de bavardage des autres. Aucune contestation, aucune remarque ; ça y est je fais partie des baltringues, ils m’ont accepté. La meilleure preuve c’est cette conviction qu’ils m’ont lu et qu’ils me prennent aussi pour un baltringue. AA

Un blog.
Zgr

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Mercredi 28 février 2007

B&D – (2) – Aventure : le paladin-troll

J’étais revenu. J’avais élargi mon exploration. Je lisais ses textes avec un laminoir, je jugeais au marteau. Je ne m’en rendais pas compte mais je portais l’armure d’une moralité (celle de croire à la justesse de mon marteau). Je mâchais une fureur larvée. Parce qu’à force de fouiner j’étais tombé sur des textes qui avaient survécu à mon instinct broyeur. J’avais dégotté « Farine d’hymen », « Libation », «les Quatrains rouges de l’utérus hurlant», « Si petite », et quelque autres. Elle en avait gagné un statut de criminel. Parce qu’avoir réussi la rendait coupable de le faire si peu, et si bien que le crime se fondant sur l’exception, elle devenait coupable d’avoir réussi.
Mais je revenais. Pour cela j’avais une motivation plus personnelle qui s’avèrerait moins honorable encore : le blog/ce blog m’intriguait. De faire la brute m’aveuglait mais en revanche j’avais un flair, je respirais plein d’odeurs inconnues. Je pressentais des phénomènes nouveaux. Dans ma perception ensauvagée, j’avais acquis cette certitude : « blog » c’était un mot bizarre, pas d’ici, ça désignait un truc étrange qui se montrait pas. C’était trouble et d’autant plus qu’ayant adopté cette vérité commune : « un blog c’est le merde » AA, le blog m’apparaissait souillé dans son essence. Il allait me falloir un peu de temps avant de m’interroger sur cette doctrine Zgr. Mais auparavant, ça a causé une dissociation : il y avait le blog et puis le texte. Je méprisais le blog, je considérais le texte. L’espace d’expression texte+commentaires avait son insolite. Fallait que je comprenne.

Au fond j’étais entre un troll (une brute) et un paladin (j’avais raison) : j’étais un proll. AA. J’observais des infidèles (et pour dire comme j’étais sauvage, je venais d’un monde lointain, très lointain : le monde réel). Zgr

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Vendredi 2 mars 2007

B&D (3) – Aventure: la foule

Je fréquentillonne le bazard. Ça fait un peu comme un club. Les articles se suivent, je les suis, mais ma concentration est passée ailleurs. Les commentaires m’intéressent de plus en plus, je délimite que la spécificité du blog y est recluse (comme l’indique l’annonce typique des catablogs : »venez et lâchez vos com’ ») car la publication de texte est un phénomène connu . Cette foule-là, on reconnaît des styles, des allures, que tout de suite je trouve ça théâtral (un pseudo, une déclaration comme dans une pièce), y en a qui signent avec des noms pas possibles, des déclarations incroyables. Un club avec une scène, en fait c’est un cabaret. Ça me fascine alors je commence à tenter des trucs. Car dans l’intervale, je suis devenu jésuite – AA - (la fin justifie les moyens), Zgr après réunion j’ai jugé tolérable qu’un proll se déguise afin d’entrer dans la foule pour en explorer les moeurs.
J’inscris des commentaires de simulation, pour voir. AA. J’imagine bien que je suis pas le premier à filouter le commentaire, on est peut-être plusieurs en même temps à se prendre ensemble au piège, même en perspective ça pourrait être passionnant, à la fin on serait tous piégés à la fois tous coupables et tous victimes. Zgr. Je caresse l’idée d’animer toute une foule rien qu’à moi. Zgr. J’invente des pseudos avec des caractères et des intelligences variables et puis assez vite, j’en fais revenir un ou un autre et je cherche à modifier le cours des choses, je pose des questions, je me réponds, ça marche. C’est intriguant. Mais la foule que je cherche à concevoir, finalement ne peut servir qu’à se filer une autorité collective en faisant jouer une cohésion invisible. Devenir chef d’une troupe de baltringues ne m’aiderait pas à comprendre la malédiction cachée derrière le mot blog. Je devais tenter autre chose.

Le commentaire m’apparaissait comme un espace curieux, complexe, ouvert à un vaste champ d’expression. Les limites de sens qui le contraignaient m’étaient encore flottantes. J’allais pas en rester là.

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Lundi 5 mars 2007

B&D (4) – Aventure: la bloggeuse

Le commentaire n’était pas directement un agir le texte, il était un agir la personne. L’opération réglée du commentaire se déroulait à l’inverse de la mienne : il s’agissait d’agir du texte pour agir la personne : la plupart du temps le commentaire ne servait pas à mieux percevoir le texte, il permettait de transformer le texte en prétexte pour s’adresser à Annarchet. Pasque c’était ça son nom. La fonction première du commentaire, c’était de signifier « moi X j’ai lu le texte ». AA. Cette fonction s’accomplissait simplement en inscrivant un pseudo, le texte ensuite se trouvait libre de chercher autre chose. D’avoir tenté, j’avais quand même pigé :
Commentateur, c’était un truc de toucheur. Le commentaire c’était pas vraiment une communication, pas tout à fait un contact, c’était une touchette. En allant lui parler directement, on éprouvait sa consistance, on la faisait exister plus. Ça se ressentait partout. Deux stratégies majeures avaient cours sur le site : d’abord les gentils, qui faisaient dans le sympa du type équilibré, marrant, pas con, après les méchants, qui préféraient le nocif, l’incorrect, le sale. Il y avait ceux qui préféraient le moindre risque de ne pas être aimés et ceux qui cherchaient les plus grandes chances d’être remarqués. J’appréciais les seconds parce qu’ils n’hésitaient pas à franchir des limites mais je trouvais pour la plupart leurs techniques grossières ou inefficaces. Ça a du être à peu près là que ça s’est passé, une foucade, tout d’un coup, à sortir trois nouveaux personnages du chapeau pour faire une parodie d’un texte, à trois voix, donc (j’avais sorti la tritoucheuse).
Et poum, un premier commentaire d’Annarchet. Ça m’a fait une légère surprise, un peu comme si on m’avait regardé dans les yeux, hop, là tout d’un coup. C’était une nouveauté, ça, de comprendre qu’en faisant le toucheur, on pouvait être touché aussi. Ça m’a fait comprendre aussi, qu’Annarchet, elle existait, pas encore bien beaucoup mais plus quand même. C’est-à-dire juste assez plus pour que ça ne fasse plus assez.

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Vendredi 9 mars 2007

B&D (5) – Aventure: baltrog

J’ai commencé à la regarder elle.

D’abord ça a provoqué un effet contraire. Le théâtre comme je le voyais avait pris des teintes religieuses : l’auteure telle une entité qui condescendait parfois à s’adresser directement aux mortels, l’auteure dans le blog comme en son temple, à la fois omnisciente, omniprésente, immatérielle et intouchable. Le blog était un temple dédié au culte de la personnalité. AA. En écoutant les méchants, ceux qu’on nommait aussi les trolls, ça devenait évident. Zgr. Les gentils trouvaient ça normal, ils étaient les plus nombreux. Mais la normalité c’est une loi qui se camoufle. Que se passait-il dans la conscience du gentil pour qu’il accepte cet en-dessous que représentait le commentaire, qui n’était même pas l’équivalent d’une note de bas de page, puisqu’il laissait dans son appréciation qu’il était trop oral pour valoir son poids d’écriture. Une scriptoralité définie par les contradictions des éléments la composant : une écriture qui s’envole, une parole qui reste, trop oral pour être pérenne, trop écrit pour disparaître. Il suffisait de consulter de vieux commentaires pour en recevoir le ressenti. Ce blog a chopé le sacrôme, j’ai pensé.
Alors, j’ai fait de l’usurpation de titre. AA… ZgrAA
Me suis fait avertir, avec d’autres qu’on était les déviants menacés de mort (censure), Zgr… il y avait deux catégories : ceux qui injuriaient les fidèles, ceux qui prenaient leur place ou la Sienne. J’étais de la seconde. J’en avais appris, ce que ça permettait d’ouvrir en brisant « le commentaire bien réglé », ce que cela fermait en hostilisant la réception du message. Mais surtout, j’avais piqué le costume de l’idole, je n’étais plus un baltringue par baptême, mais par choix (c’est peut-être un détail pour vous, mais pour un proll ça veut dire beaucoup, ça veut dire que j’étais libre, libre d’être là, lala lala).J’étais devenu un baltrog, un affreux baltrog tout noir et tout sale, pipeur de pseudos, versé dans la contrebande de commenteries.

J’en arrivais malgrè tout à un second échec, ce qui ne laissait de me mettre en rage.

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Lundi 12 mars 2007

B&D (6) – Aventure: fin du Prollogue

En prenant le nom de l’idole j’avais accompli une action sommital, il n’y avait plus rien au-dessus. Seulement au-dessous, et c’était la condition de Gentil. Le gentil semblait savoir quelque chose du secret du blog ; je devais y parvenir. Pour comprendre davantage il fallait que je cesse de me comporter comme un étranger.
Sur le blog, j’ai écrit un p’tit mot d’excuse à l’auteure.
“QUOI ?”
que j’ai entendu tout d’un coup, je me suis tourné, merde vla le Conteur, je l’avais oublié ce con. Et alors qu’est-ce qui se passe ?
J’interviens quand c’est grave, redis-moi ce que t’as fait ?
Ben, j’ai écrit une p’tit’ bafouille de pardon, de quoi c’est grave ?
Trahison ! Un Proll ne s’excuse jamais. Maintenant t’es juste un Baltringue !
Quoi ? Mais j’étais jésuite !
Rien à foutre
Ah ouais ?
Ouais
Ben si c’est comme ça je me suicide !
Alors j’ai suicidé mon usurpateur. C’était pathétique. Et long. On m’a laissé faire. Du coup j’ai réussi mon suicide, du coup je devenais disponible pour avancer. Mais il restait du chemin encore ; après avoir dit « ah je me meurs ! », occupant la scène par la négation du personnage, je me sentais bien à deux doigts de me faire Gentil, que restait-il d’autre ? Pourtant ça passait pas encore. J’avais testé l’écho, mélangés les chaises, imité la voix de l’idole, proféré toutes les inepties qui pullulaient dans mon âme malade et agonisé dans mon coin ; après le temps des monstres (ma foule), celui de la bête (l’usurpation c’était une forme d’hubris) en venait un suivant que je distinguais mal encore. J’ai rappelé le Conteur.
Alors t’as fini de faire l’andouille ?, il m’a jeté. N’y compte pas, c’est tout mon plaisir, c’est ma joie de vivre, j’ai rétorqué, mais alors commentateur alors c’est quoi ?
Là il m’a filé deux bouquins : le Livre des règles du commentaire et le Guide du Gentil.

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Jeudi 15 mars 2007

B&D (7) – Guide du Gentil: le troll

Le troll est un monstre qui bat la cybercampagne en quête de temple à profaner. C’est un monstre errant. Il émerge à peine de l’état de foule de laquelle il a conservé le pouvoir d’être tout seul plusieurs, à la fois monstre et tribu, comme l’enseignent les nombreux récits de raids. Le troll est globalement considéré comme un analphabète, une créature incapable d’évoluer hors de sa condition de troll. Le troll voyage armé (l’injure), car il tire son sentiment d’existence de l’agression. Nos démiurges pensent qu’il y aurait comme une ratée dans l’incarnation, l’âme du troll ne parvient pas à reposer sereinement en lui.

En soi ma conduite n’avait pas été celle d’un troll, pourtant il y avait bien quelque chose comme une injure non pas dans le message, mais dans la fausse identité. En cela je partageais avec le troll quelque chose : l’instabilité. Pour cesser d’être un monstre, il fallait réussir à exister de par soi-même mais ça se passait pas tout seul parce que de moi à mon pseudo, il y avait une déformation : devenir un commentateur civil, c’était accepter qu’on se fasse soi-même en faux mais pour de vrai. On disait d’un troll qu’il était un troll, on lui retirait sa condition de personne pour en faire un personnage, un sale con de personnage, on pensait « sale con » mais ce qui transitait c’était « ton personnage est pourri », ce qui voulait dire « tu n’es pas une personne réelle ». Et effectivement il n’avait rien d’une personne.

On repére fréquement un troll par un nom de guerre (mais pas toujours, il existe aussi des trolls intelligents) du type « sodomisator » (restez calmes, celui-là est empaillé). Nom qui nous donne à la fois une identité et une fonction, le commentaire ensuite constituant une application possible de cette fonction (la fonction : »je vais te niquer la gueule »). Un personnage-programme, c’est-à-dire le personnage le plus artificiel, le plus mécanique, le plus prisonnier, enchaîné dans un seul mode d’existence, tuer.

A sa manière, le troll était congénère du Coyote, de Rôminet, des Monstroplantes, ce qui laissait une question : mais pourquoi est-il si méchant ?

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Lundi 26 mars 2007

B&D (8) – Guide du Gentil: l’hubris du troll

On suppose au troll cette croyance cannibale qu’en tuant une personne il devient une personne (en insultant l’autre on se fait exister soi). L’existence acquise toutefois est aussitôt détériorée, puisque le geste qui l’enlève n’engendre pas une personne mais un troll. La malédiction se perpétue d’elle-même. Le troll est le personnage le plus personnage (le moins capable d’être une personne) dont toute l’errance consiste finalement à sacrifier son existence en tant que personne pour ruiner la personne de l’autre. Le troll est le personnage tueur de personne. Elle détient à ses yeux quelque chose qui mérite la mort.

Quel crime les personnes avaient-elles commis pour que le troll se sente justifié à dire « je te souille car tu ne vaux rien » ? il y avait un truc qui laissait croire que le troll était blessé ou bafoué (dans son orgueil peut-être ou dans sa religion), il fallait se venger de l’autre pour se soigner.
Quand on disait « tiens un troll » on lui disait « tu n’es qu’un personnage », quand le troll tuait une personne, il rétorquait « tu n’es pas une personne ». Il y avait dans les vociférations du troll ce discours sous-jacent « non mais pour qui tu te prends, regarde ce que je fais de toi ».

Pour le troll, le crime impardonnable perpétré par la personne, c’est de se croire une personne. C’est l’hubris du troll.

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Mardi 27 mars 2007
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