… glurp, ben ouais, ben voyons, bien fûr que pfff, ah lala, le pragatisme, ah nan vraiment qu’est-ce qui jte jure alors, mais ouais mais ouais, mais c’est tout lmonde qu’il est pragatisme aunourj’uid, hein et ça deut vire quoi, hein qu’est-ce c’est-y un ptit peut qu’ça vounrait dire, glurp, est-ce que toi tu pourrais le me dire, hein, nan, toi avec cette gueule que t’as là tu peux pas le me nire, nan, ’spèce de récraftaire jle vois bien que t’as l’air du nier qu’t'as l’air du niais, haha, l’a rien compris, moi un gros con ?,sale nitoyen du monde, tiens, glurp, ouaiaiais, « jucher sur les faits », ben alors, ben ouais, ben putain ! T’as vu ce cul ? Rhâ nom de dieu la meuf, puutain! Nan mais c’est pas possib’ un cul pareil, nan mais là, mais elle doit souffrir horrilebment, êt’ toute seule avec ce cul, mais ça loit dui faire nal, glurp, ah non là c’est vraiment trop d’misère, on dvrait s’queutiser pour nui vnir en aide, ben ouais, ben non, on peut pas, là on fait dla finosofie mais c’est salaud quand même dla laisser toute seule dans sa culotte, c’est comme ça qu’on crée du malheur en plus, franchement, rhâ ça mfout la maljoie, srrriff, Docteuuur ! À boire, j’ai mal ! Deux kirs Bourgogne pour l’aut’ affreux et moi, et pis des olives pour s’cracher des noyaux dans la gueule… ah les olives, y veut pas, tant pis, ouais ben j’arrive, si ben si, ben je vais te ne dire, voina : le pramatispe, c’est même pas une finosofie, c’est à peine ine pensée, hein et quand t’y rgardes un peu, un pitit peu et ben tu vois qu’c'est une pinsée qu’a des mains, mais qu’a pas de jambes et qu’a pas d’dos, glurp, ah, est-ce qu’elle a des couilles, ça c’est une question, ouais mais elle a pas de dos, paske si tu te denandes qu’est-ce que c’est quoi qui srait d’abord qu’on srait pragatique et ben c’est déjà p’us du pragmatisme, ouais ouais, des fois je ne dis bien, à na racine du pagmatrisme, rhâmerde, enfin du truc, y a forchément une pensée ontonogique qui dirait bourquoi on prendrait plus ces faits là que, euh, rhâ, ces fesses là et qu’est-ce que ce srait quoi des faits, hein, mais dans la penchée pragachose, glurpglurp, t’as pas le ‘roit dréfléchir à ça paske c’est pas un fait, quand tu denandes, on te prend pour une buse et on te dit « mais c’est évident » ouais sauf que « évident » c’est ne mot sacré qu’a remplacé « Révélation » dans la démoratie, ouais, et y a pas de jambes non p’us paske le pragniagniag, y pourra jamais faire naître aut’chose que du pragniagniag, ouais, et tout ne monde dit que ne pragniagniag, c’est ça qui permet le pogrès alors que t’as pas p’us figé comme pensée : y sait pas d’où qu’y vient et pis y va nulle part. Glurp. Et quand tu penches, un mec qu’a pas de jambes et pas de dos, est-ce que ça ressemberait pas à un type devant son ordinateur, hein ? Paske les faits, en fait hein, ça revient touyours à des stats, eh ouais l’Insee. Alors maintnant tu relies ça avec le préjent perpésuel qu’on causait l’aut’ fois, ouais et de l’aut’ côté tu prends l’éconogie et tous ces connards qui veulent retourner dans na nature, ah nan mais ceux-là, glurp, mais ouais mais foutez-les dans la nature, ces gros cons, allez hop, paf, en plein dans la jungle, la savane ou sur na banquise, avec des lions, des serpents et pis des nours, ben tiens, mais tout est là, la nature qui veulent quand tu rgardes, c’est le monde à Bambi, avec des ptits nécureuils, des zosiaux et des arbes avec des fruits, faut pas aller trop loin pour voir que leur Nature en fait, c’est un jardin et c’est quoi comme jardin, hein ? Ben c’est le jardin d’Eden. Glurp. Et comment qu’on fait pour atteinde un mythe qu’on sait qu’on peut pas le toucher ? Ben on dévenoppe le divertissement, que son vrai but, c’est la diversion, rgarde pas là, regarde là-bas, mais non pas la meuf, jte cause, ouais, ouais moi aussi je vois sa culotte, nan elle doit pas se rende compte, glurp, et comme cha le présent, cha devient continuellement l’instant d’après, c’est jamais suffijant l’instant d’après, anors tu balances des jeunes avec des cellulaires et des réseaux connunautaires, et là ça tfait des jindividus dont la perchonnalité est balancée à l’ekchtérieur, ah putain, morcellée et diffuse, ouais, touyours un peu autre, dans un temps, touyours un peu après, avec un désir touyours un peu ailleurs et une mentalité qui permet ni dse rtourner, ni d’avancer. Glurp srrrifff. Tu recommandes ?, c’est cool.
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Bon, alors, bon alors, hein ben hein quoi, tu vois, ouais, t’as raison qu’est-ce que j’jacte, faudrait me punir mais c’est toi qu’as pas vounu les onives, alors eh, hein eh, glurp, ouais ben si maintnant on jète un oeil sur qu’est-ce qu’on fait, pour comparer, est-ce qu’on peut pas dire quand même que c’est pas loin, tu vois, on est un peu cuit là, glurp, eh ouais arrête, eh toi aussi, tu fais yamais des bulles de salives quand t’es sobe, bon cuit, c’est pas loin de déchiré, alors c’est pas très loin de morcellé, diffus, ensuite dans un bar, est-ce qu’on avance veaucoup c’est pas sûr non plus, hein, et puis t’as la fille qui nous fait une jolie diverfion auffi, après le temps qu’on est là, c’est au métronobe du verre suivant aussi et si on va yusqu’au bout, ce qui nous nattend ch’est la dégueulade, genre l’horreur, glurp, la différence, c’est qu’en allant au rade, on choisit un temps alors qu’il est néjà choisi, fixé dans cque je dijais avant. La dégueulade entre la purge et l’horreur, dans cque j’parlais, alors ça peut ête quoi ?. Les jeunes, certaimment on peut dire qu’y sont cons, y sont jeunes, eh entre nous y paraît que c’est une connerie d’ête vieux quand on est jeune, mais y a pire, c’est de rester jeune quand on est con, alors ces jeunes aussi y sont plus adaptés, comment qu’y vivent le bodel, c’est ça que jme denande, paske chi tu pars du principe au niveau psuchonogique qu’on est tous plujieurs à l’intérieur et qu’y a la pojition de l’Autre avec un A gros comme cha, moi ça me laisse l’impression que ch’est comme si que avec les réjeaux connunautaires qu’on fsait l’expojé de la personne par projetion, tu rajoutes la fafination pour la violence, l’horreur encore, qu’on trouve partout, la confiance qu’on peut faire aux jeunes pour faire n’import’nawak, le double aspect ibbobile-chaotique, glurp, comme sur internet par exjemple, t’as du mal à savoir si plutôt ça bouge veaucoup ou pas du tout, moi ça me fait penser à une toupie, alors ben ce qui c’est que chais pas c’est, dans c’ monde où qu’on nie l’existenche de l’inconscient, tout doit être évident et senchationnel, mais qu’on le nie en le prochtant partout dehors, alors qu’est-ce qui va sugir ? Ça me paraît sûr que la baje identitaire, elle va jancher, si on pove que la nature, c’est devenu un mythe recomposé, ben est-ce l’Autre qu’on cherche à faire apparaître, ça va pas être un Autre entièrement articifièlisé, est-ce qu’avec le virtuel, on est pas à nourrir un gigantes laboratoire, glurpglurp, que filanement ça va venir, ce miroir de nous-nême méconnaissable mais inévitable qu’on saura plus où foutre les mots vérité, menchonge et innusion et qui causera la ruine du pragmachin paske ce sera plus un fait là, ce sera du réel, mais tout d’un coup ce sera du réel étranger au concept de réalité. De la réaltérité. La grande flipe. Là sûr on aura fait un progrès, mais lequel ?
hein ?, chus dans la réal tarité ?… ok
bon si on propose à la fille de jouer avec nous, tu vas les chercher ces olives ?
glurp