cataraxie (1/4)
Sortir, sortir
les fenêtres s’écoulent vers l’arête des façades, poissonneuses et lippues saignant sous la mortaise, armés par la contrainte des murs mussent des griffes lacertiques et rampantes chuchotant dans les creux des exils mortuaires, j’ai résisté, je crois, à lécher l’huile des vitres, ma main n’a pas d’empreinte noircie par leurs élytres, battantes endormies gondolées sur l’empenne, le cinabre des arceaux dans l’encoche des verrières criblent sous l’endômêtre portant les lendemains dans un long goutte à goutte en civières de sueurs des larmiers fléchissant jètent des fils pointus dans la traîne des brisées où gonflent des rigoles aux cliquetis roulés, j’ai jeté mes opîmes de seiches au caniveau,
sortir
pire amide du sommeil crevant à la surface, le ciel trempé d’acier contracte ses tuyeaux des odeurs mécaniques frottent en moi leurs hélices, prédaptères pneumatiques chitineuses mauvaises comme des baudroies enflées clignotent leurs appâts dans l’air qui se retire, hérissé de sarisses réfracté dans les yeux l’oursin du ciel affûte ses lames coruscantes au coeur de mon cerveau, monte une peur phanique mordorée persistante, la plante des pieds me grimpe jusqu’aux fémurs, entre les batisses amarées à la croûte des trottoirs glissent les foules cafardes, quelque chose de pressant tend sa gueule sous mes pas,

