propagande

Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -1/4)

Considérant qu’on n’élèvera pas un monde meilleur sans se préoccuper sérieusement du statut de la femme, cet exposé est entièrement consacré à ce difficile sujet.
Ne reculant devant aucune torture mentale, sachez que, moi Amokryte-Pinpon, ultragourou, speedmedium, marabooster et turboprophète j’ai longuement contemplé les femmes dans toute l’ouvertude de leurs D a s e i n. Entreprise d’une grande impudeur certes, mais aussi d’une nécessité cruciale, et considérant que vous n’en aviez aucune conscience avant que je le déclare, vous ne pourrez qu’être convaincues de mon extraordinaire délicatesse. Car aussi, comme vous l’allez découvrir, par force d’observations, de questionnements, de méditations, j’ai su vaincre la dangereuse pente où le D a s e i n dévale, pour parvenir au coeur de l’être où enfin j’ai trouvé la Voie. Pouvait-il d’ailleurs en être autrement ?
Je viens donc à présent vous faire toute la vérité sur le statut de la femme et mieux encore vous conduire jusqu’aux instruments qui accompliront votre libération.

1- Aliénation par la stratégie

L’illusion est forte aujourd’hui de croire que le corps d’une femme lui appartient. Rien n’est plus faux. La femme peut croire qu’elle s’appartient, c’est encore un véhicule. Aussi longtemps qu’une femme se reconnaîtra identitairement dans le concept « donne la vie », elle vivra sous l’emprise d’une domination étatique. Parce que le corps d’une femme fournit une énergie renouvelable irremplaçable : l’humain. La femme est dotée d’une valeur stratégique fondamentale, primordiale mais aussi comparable à toutes les matières stratégiques. Une courbe démographique est une courbe de production. Les valeurs indiquées ont d’abord une importance militaire. Croire que la naissance soit libre est une erreur. Elle est surveillée. La pseudo liberté de conception accordée aux femmes occidentales est un leurre. Il est rendu possible par l’immigration, c’est-à-dire par la présence, autour, de sociétés ne reposant pas sur cette liberté et offrant le complément humain nécessaire. Restituée dans sa cruelle vérité, l’immigration a nom le marché du ventre. Il procède de la rafle et de la sélection (technique de l’esclavage). L’Etat se sert profitant d’une externalisation maximum des coûts (production, maintenance, transport = naissance, éducation, émigration) mais aussi il rejète à son gré. Le faible prix de la marchandise humaine jointe à la grande facilité de son extraction en fait une mâne. C’est parce la vie est abondante et pas chère que les femmes occidentales ont le loisir de la maternité. Comparé au marché du ventre, le loisir de maternité est un produit de luxe.
Les droits de la femme occidentale s’appuient sur l’esclavage des autres sans lesquelles ils ne pourraient exister, et pour lesquelles ils s’offrent comme espoir (inaccessible). Ils créent l’illusion d’une liberté de la femme alors que dans l’état actuel des choses, la femme n’est pas pleinement admissible au statut d’individu.

Fort heureusement je suis là mesdames pour vous guider sur le chemin de l’autonomie.

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Dimanche 22 avril 2007

Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -2/4)

2- Aliénation par l’espèce

Car l’Etat veut maintenir une population. En l’absence totale (ou insuffisance) d’immigration, il n’est pas douteux qu’un pays exerce un contrôle plus stricte sur les naissances (les femmes). A travers sa politique de natalité, l’Etat réquisitionne des ventres. Il obéit initialement à l’espèce qui refuse de voir sa fin. Ce « droit naturel » est ensuite politisé pour agir « au nom de l’espèce » à travers des ensembles plus contraignants (communauté, nation, culture, Etat, etc…) divisant des espèces dans l’espèce.
Si les mythes de fondations de villes parlent de rapts et de viols, c’est bien parce que le peuplement conçoit des impératifs qui outrepassent la volonté individuelle d’une femme. La prétendue civilisation n’a aucunement modifié ces conditions, elle les a seulement organisées. Car l’Etat régule toujours sa démographie par le rapt et le viol. Le rapt (immigration) est la solution extérieure privilégiée par les démocraties car il leur permet de se dispenser du viol et d’en faire un article de propagande (liberté de conception) tout en disposant d’un levier de contrôle sur les populations immigrantes (quotas) bien plus maniable qu’une politique de pression sur la natalité. Si le rapt toutefois devient impossible ou insuffisant (ou pléthorique : inquiétude de l’espèce dominante dans le pays), alors l’Etat peut se rabattre sur le viol (fécondation de force). La fécondation de force est la pratique défendue par tout discours traditionnel-religieux : tu auras le maximum d’enfants (validation de la femme en tant que mère). Elle applique une stratégie silencieuse d’invasion par la démographie. Dans une société reposant sur les Droits de la femme (baisse de natalité de l’espèce-souche) et sur le marché au ventre, la capacité d’assimilation culturelle peut rapidement être dépassée, si bien que l’espèce dominante doit faire le choix, soit d’inciter à la fécondation de force (montée des politiques conservatrices), soit d’être assimilée à son tour par un système qui lui y recourt. Supposer qu’une stabilisation adviendra de nouveau doit surtout inciter à observer l’autre extrême. La fécondation de force peut aussi devenir infécondation de force comme l’indique le loi du quota chinoise (tu n’auras qu’un seul enfant). Ainsi l’autonomie d’une femme est remise en cause chaque fois que l’espèce est ou se sent menacée. Réfléchir sur la nécessité ou la légitimité de telles régulations revient à réfléchir sur la nécessité ou légitimité du système qui les produit (le culture sédentaire vit sur l’horreur de la pénurie : prévoir, même de manière chimérique, est son obsession). Cela toutefois n’entre pas dans notre quête de libération en vue de l’élévation du meilleur des mondes, telle que la vérité en fut rapportée au turboprophète par la vision de la femme dans toute l’ouvertude de son D a s e i n, perçu dans le souci son être par le pouvoir-ententif de cette être de la manière qu’il y va pour cet être, d’être le sien propre (ne manquez pas « La quête du Nounème : le D a s e i n » – à paraître)

Dans l’état acuel des choses, il s’avère que

L’utérus n’appartient pas aux femmes, il appartient à l’espèce qui veut en disposer à sa guise. Et l’espèce impose que l’espèce ne peut disparaître. Globalement la femme est libre de vouloir ce que veut l’espèce. Le concept « donner la vie » dans lequel les femmes se reconnaissent ne leur appartient pas, il est prêté par l’espèce (l’Etat) à qui il revient de décider en dernier lieu. Les femmes n’ont que la liberté conditionnelle de l’utiliser. Une mère est toujours mère-porteuse. Elle ne porte pas l’enfant mais l’uterus avec. Le statut d’individu conçu et taillé pour l’homme est un non-sens pour la femme.

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Lundi 23 avril 2007

Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -3/4)

3- Aliénation par l’origine

Que les femmes soient généralement favorables à la maternité ne sauvegarde aucunement leur liberté. Leur bienveillance leur rend seulement cette « liberté » acceptable. Car cette liberté est résolue par avance : en choisissant d’avoir un enfant, une femme accepte d’être mère. Elle endosse un statut pré-établi que toute femme s’est vue inculquée par le long conditionnement de l’enfance : jouer à la maman. Cette maman-là signifie bien autre chose que femme-ayant-eu-un-enfant. Des champs consacrant imprègnent une certaine représentation à travers le langage (la pensée), dont il faut maintenant rétablir pour ce qui nous préoccupe l’origine et le sens.

La femme est requalifiée hors de son individualité par l’englobement de sa personne dans le « naturel féminin ». Le naturel féminin se porte comme origine de la femme (la femme est fondée par/sur ce naturel). En tant qu’origine, le naturel permet de définir la femme par avance : il détermine l’individu, non par lui-même, mais par rattachement à un lieu qui lui est préalable. L’origine est le lieu de naissance transmettant ses propriétés à l’individu (propriétés dont il ne peut se défaire puisqu’elles lui sont toujours données par avance, ainsi pour tout étranger je suis toujours d’abord un salaud de français – c’est mon origine, ensuite seulement l’étranger se rend compte que je suis aussi un enfoiré de moi-même, ce qu’il prouve en déclarant : « ben t’es bien un salaud de français », l’origine c’est aussi ce qui reste de l’autre).
Le territoire d’origine de la femme étant la Nature, la femme en reçoit les propriétés. Perceptivement, la Nature est d’abord un fond comme le révèle l’expression « spectacle de la nature » ; nous observons toujours la nature comme à distance, ainsi la femme est reléguée dans un ailleurs. Ensuite la Nature se distingue en ce que l’origine de la Nature est la Nature elle-même : la nature de la Nature c’est d’être elle-même son espace, son origine. La femme devient l’ailleurs origine fondé sur lui-même. Ce qui ne paraît pas très sérieux.
Parce qu’à bien regarder, la femme ne ressemble pas trop à un ailleurs origine fondé sur lui-même. La femme-individu n’est pas spécifiquement naturelle comme l’indique son amour pour la baignoire, l’eau chaude et le téléphone. La Nature n’est pas en propre le lieu d’origine de la femme car la Nature bien plutôt comme origine, est origine de l’espèce (le fond indistinct d’où l’espèce surgit). Par ailleurs « le lieu origine de l’espèce », présent physiquement au sein de la Nature, c’est bien aussi l’uterus (l’ailleurs origine fondé sur lui-même). De cette façon on aspire l’identité de la femme dans une définition de l’uterus fondé en nature. En jointant Nature, origine, fond, uterus, lieu de l’espèce on ne cesse pas de désigner la femme non pas comme un individu mais comme un lieu.
La vérité du lieu s’éclaire en observant les autres qualités de la Nature. La Nature peut être conçue comme bonne, généreuse, abondante et fertile. Et voilà la femme devenue (bonne) mère par nature. Ou bien comme sauvage, dangereuse et hostile. Et voici la sorcière (c’est-à-dire la femme dénaturée). Par là nous est dessiné le modèle projeté, car « bonne, abondante, généreuse et fertile » ne désigne pas n’importe quelle Nature, mais la Nature domestiquée : la femme en tant que lieu est un champ. Si la femme est naturelle, alors il faut la cultiver (c’est-à-dire la surveiller, la délimiter, l’ensemencer etc). C’est là une vérité propre à l’agriculteur sédentaire. Le lieu de la femme naturelle est un territoire mais non pas n’importe lequel, c’est le territoire dévolu à l’espèce. Si la femme est le territoire de l’espèce, alors l’espèce, inévitablement c’est l’homme. Qui reçoit la femme comme origine (nature) et donc qui l’acquiert aussi comme propriété (terre). La femme devient le territoire naturel de l’homme (car l’homme a vocation de conquérir la nature).
Voilà comment il en revient aux femmes d’être naturelles.

L’uterus est sous l’emprise d’une mythification aliénante. Qu’il est temps de marabooster en vue de l’élévation du meilleur des mondes.

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Mercredi 25 avril 2007

Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -3.5/4)

3.5- parenthèse méthodologique

Si la femme comprend dans son identité « donne la vie » (et comment ferait-elle autrement ?), elle ne peut être reconnue comme individu, car une partie de sa personne se rattache à l’espèce. Une partie d’elle ne la contient donc pas elle mais l’espèce. Cette félûre dans le concept d’individu n’est pas l’exception de la femme. Si l’on en croit le père Lacan, le phallus appartient aux femmes en tant que ce sont elles qui le possèdent, que l’objet leur est au moins fantasmatiquement acquis (ce que l’on entend très bien dans une locution courante : « c’est le kiki à sa mémère » que kiki désigne un chien ne constituant là qu’une limpide fétichisation). A quoi on peut relier qu’on reconnaît chez les hommes une bienveillance analogue à celle manifestée par les femmes pour la maternité, mais dévolue cette fois au désir continu et à peine insistant de donner aux femmes ce gentil phallus qu’elles chérissent tant. Cette bienveillance des hommes à l’égard des femmes se nomme la maladie du clébard (à paraître). Elle fait la preuve que l’homme n’est pas non plus admissible pleinement au statut d’individu. L »individu homme montre sa défaillance : une partie de lui relève de la femme (parce qu’il ne fait aucun doute en revanche que le vagin appartient à la femme, ce qui se remarque par sa fâcheuse tendance à le garder pour elle). Toutefois qu’un individu (homme) relève d’un autre (la femme) ne définit pas une déformation de l’individu équivalente à celle qui fait dépendre un individu d’une espèce. Il est beaucoup plus simple de changer de femme que d’espèce. On trompe sa copine mais on trahit son clan.

Raison pour laquelle, nous avons réservé notre attention aux femmes, car notre objectif, s’il vous plaît de vous en rappeler est l’élévation du meilleur des mondes, or ce monde entretient par nature une relation avec l’espèce, de sorte que la femme apparaît dans son évidence comme le centre de notre quête. Femme que je prends soin d’interroger dans l’ouvertude de son D a s e i n, non pas simplement dans l’espoir de voir Martin Heiddeger se retourner dans sa tombe faisant ainsi la preuve de mes pouvoirs d’ultragourou, mais pour dégager hors de tout mythe ce qu’est l’individu femme.

Cela dit pour ne laisser aucun doute sur la rigoureuse méthode de cette recherche et mieux vous préparer à ce qui suit.

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Vendredi 27 avril 2007

Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -3.8/4)

3.8 – vers la destruction du mythe

Les valeurs associées à la parturiance indiquent l’influence d’un discours mythologique « le miracle de la vie » construisant des sanctifications par l’euphémisme. Par exemple : « la femme enceinte est si belle », tandis qu’une femme enceinte est une femme grosse, que tout l’érotisme (d’aujourd’hui) assure du contraire (femme grosse = pas belle), que désirer une femme enceinte passe pour de la perversion. S’il existe une beauté de la femme enceinte, nous sommes au moins sûrs que cette beauté n’est pas de l’ordre de l’érotisme. De quel ordre est-elle alors ? De l’ordre de la pureté. La femme enceinte est sacrée, la parturiante manifeste l’accomplissement du miracle. La femme enceinte a la beauté de la sainte, son ventre devient le lieu d’un culte (on pose les mains). En tant que telle, la femme enceinte est modifiée en représentation pour convenir à l’espèce. Car l’espèce est projetée pour devenir l’Espèce, élévation idéale d’elle-même, audible dans le concept « d’Humanité ». Si la femme enceinte est belle, pure et sacrée, alors l’Espèce est belle, pure et sacrée (c’est le même territoire). La femme enceinte belle, pure et sacrée est le drapeau de l’Espèce. La femme a mission de porter l’humanité dans son ventre.
Une telle assertion, on s’en doute, ne correspond pas à la vérité des femmes (ni de l’espèce), elle en est plutôt un simulacre masquant. Tant que la naissance sera entourée d’un champ de signification emprunté au sacré, la femme sera rejetée de son propre corps par l’intervention du divin. Le sacré n’est pas le lieu d’existence de l’individu mais celui de la mission.

Pour plonger son regard dans l’ouvertude du D a s e i n, il faut chasser l’imposteur, ce que nous executerons simplement en plaçant l’idéal propagandiste de l’Espèce face à la nature avérée de la vérité qu’il brandit :
A quel degré « la femme enceinte est si belle » est-il un slogan de la même engeance que « Arbeit macht Frei »?
Comme le lecteur le comprend, nous approchons du moment redoutable de la révélation. Toutefois incertain que vous soyez encore adéquatement disposés à recevoir la cruelle vérité, je vous cède la parole même de l’apparition qui vous mettra sur la Voie :

Une vision du turboprophète, « le songe noir d’Amokryte », L’Amokride verset 64 (Ed Seuil)
Pinpon était au lit saisi d’une fièvre sombre, pris de sommeil et de délire comme toujours lorsqu’ils avait commerce des démons. Et des ténébres de leur réunion Pinpon voyait, et voyait Pinpon des ténèbres de leur réunion, mais mieux cette fois, et il vit dans son dévoilement paraître le songe noir : « dans une rue isolée passait une femme enceinte. Elle passait curieusement. Je m’élançe dans la rue du songe noir, je vais à la rencontre de la femme et je pose les mains sur son ventre. La femme dit un mot sur la ville en grec. Je sens quelque chose bouger. Je refuse de croire qu’elle soit possédée. Je presse. La femme me frappe mais je l’ignore, je presse plus fort. Et de plus belle. Et soudain. Un geyser blanc saignant gicle du nombril.
J’en étais sûr ! J’en étais sûr ! C’était juste une purulence !

Grâce au grand pouvoir du merdigkeit, la femme est sauvée du sacré en moins de dix secondes (temps moyen). Merdigkeit tue tout sacré dans un rayon de cinq mètres (inutile d’aérer, au contraire fermez les fenêtres et montez le chauffage)

Votre libération a commencé.

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Samedi 28 avril 2007

Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -4.2/4)

Pour se faire une idée exacte de ce qu’est un accouchement, il suffit d’observer le conjoint : diriez-vous que la pâleur, les tremblements, les larmes, les évanouissements sont les émotions propres suscitées par la beauté ? Quel est le genre de chef d’oeuvre qui consiste à faire caca partout ?
Il suffirait (supposition bien dérisoire ) que la créature naissante, la tête à peine sortie, prenne conscience et déclare « eh vas-y, pousse donc, grosse conne ! » pour qu’un silence de terreur retentisse jusqu’au sous-sol (tandis que le chérubin ne fait rien d’autre que nommer sa mère de la façon qu’il la voit). « et grouille-toi ou jte bouffe le pingouin ! ». Vous imaginez ? « attends que je sorte mes mains, je vais t’arracher les poils du cailloux ! ». Ah mais faites-le taire, c’est toujours le problème quand on est speedmedium, on contrôle moins bien dans les virages.

L’accouchement, c’est la scène du crime. C’est le monstre (potentiel) qui arrive. Il peut tuer, il peut être inhumain. L’horreur-même peut sortir et par éventration du lieu qui faisait tendrement nid au plaisir. « La femme est naturelle donc abominable » disait Charles, l’abomination qu’elle porte (non pas qu’elle est) c’est l’espèce. Non pas cette chère humanité tant priée, mais l’espèce noire, indifférenciée, cauchemardesque qui peut faire naître le monstre, antithèse de l’humanité et sujet d’épouvante. Ce que l’on peut ressentir dans ce que tout nouveau né a commencé par être N’importe qui, un pur inconnu, un Sans-nom, une réalisation d’espèce encore indéterminée, un foetus. Ce n’est pas la femme qui est abominable, mais l’uterus.

Il appartient à l’uterus d’être le mal incarné parce qu’il contient l’espèce, parce qu’il donne la vie (les couilles aussi, comme l’a brillamment illustré Kaillasse, c’est le mal et d’ailleurs j’ajouterai que quand même ça se voit assez), que l’origine de la vie ne peut être que l’horreur, l’innommable, quelque chose de pire que le Mal Absolu, quelque chose d’infiniment plus effrayant car la vie est la négation du Rien, c’est l’Incarnation de l’Informe sans Fond.
C’est le monstre qui arrive mais c’est l’enfant qui naît encore pris de l’informe noirceur qui l’a conçu comme en témoigne sa mollesse, sa laideur et son imperfection La peur que nous inflige le monstre ne provient pas de sa différence ; ce qu’il rappelle constamment, c’est qu’il est de la même espèce, c’est qu’il nous ressemble, c’est que nous sommes des monstres. Nous possédons comme origine ce même fond impossible maudit d’où nous sommes nés.

De ce qu’il convient de faire avec les couilles dans la poursuite du meilleur des mondes, c’est une question qui reste encore en suspend. Car l’heure commande de livrer maintenant aux femmes le salut auquel elles ont droit :
prochainement : la Solution.

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Dimanche 29 avril 2007
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