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mégotics

Ego-isthmes…

je de mots ?

moi de même !

(soi dit en passant)

tout fut m’eux ;

on nie est,

se crée-t-un

fffffil, des cendres

paragraphe de confort visuel
Samedi 25 octobre 2008

conte fillosophique (2)

Eeeet ?

Et s’assurant mieux encore qu’un grimpeur émérite, s’assurant en tombeur de petite,

scélérat !

il glissa deux doigts en une prise aussi délicate que décisive, derrière les incisives…

slpslpslp

lesquels eurent tôt fait de s’enrouler à une langue aussi hospitalière que docile et muette aïe !, dans le silence de laquelle il perçut comme la maîtrise des éléments lui était chose naturellement acquise par ses formidables capacités de dompteur aië, aïe, aïe !, mes pauvres doigts !

Hinhinhin !

Mais loin d’en tirer gloire, Panuche sentit avec une piquante acuité qu’il ne finirait pas heureusement sa descente sans enrouler sur son contour un fil semblable à celui qui tout en haut le garantissait d’une mauvaise chute, aussi sans plus d’hésitation il commença de nouer toute humectée de salive

oooh

la ligne selon la pente de laquelle il se retenait de précipiter sa perte s’appliquant à de longs et lents détours,

Ooooh

n’oubliant pas selon l’adage du géomètre Eucliduche que le plus court chemin entre deux points est celui qui mène à ta perte, à quoi il avait été ajouté selon un raisonnement par l’absurde qu’on croyait devoir à un célèbre Inconnuche que si la ligne droite était une chose désirable, alors les femmes en seraient pourvues. Lorsque soudain apparut Barbinuche qui lui tint ses secourables paroles « Panuche, nos plaisantes divinités m’ont prêté une généreuse attention, j’ai su les mettre dans ton intérêt et voilà que pour ta quête une fameuse créature t’es accordée. Regarde, je te présente Palpatinuche, l’impératrice des Palpinettes, grâce à ses cinq digitailes, elle peut franchir de longs espaces en volant. Elle te servira d’éclaireuse, mais prends garde à son caractère possessif et facétieux ».

Palpinette ? Mais…

Renouvelant sa prise en hauteur qui menaçait de céder

ouioui, slpslpslp

Panuche leva la tête, merci, cria-t-il, j’en ferai le meilleur usage ! Palpatinuche, vole-t’en jusqu’au sommet des gorges tétoniques et observe qu’aucune mauvaise embuscade ne m’y attend. La palpinette fila à travers les airs et vint doucement se poser au sommet d’un des monts arrondis, repliant lentement ses digitailes sur la suave mollesse d’un sol satiné et bombé.

Ooooh

Panuche achevait soigneusement sa descente, prêtant une oreille attentive à la mélopée que le vent lui faisait parvenir et au coeur de laquelle il guettait l’écho d’une sirène sans y trouver encore davantage que ne lui avait déjà dit Doreille. Mais bien sûr, songea-t-il, si c’est un écho, il est naturelle de l’entendre plusieur fois, je suis sur le bon chemin !

OOOOH

Que se passait-il ? Panuche touchant enfin le sol qui faisait entrée aux gorges tétoniques fit volte face. La palpinette s’était resserrée autour de la gorge et deux des digitailes emprisonnaient le clocheton tétonique « je vérifie qu’il n’y a pas de piège » argua Palpatinuche

Oh si, oh si, oh si, je crois qu’il y a un piège

Réagissant au doux carillon de l’air, la palpinette se resserra derechef

OOOOH, oui, un piège, un gros piège mais il est peut-être de l’autre côté

La palpinette s’envola vers l’autre mont pour y reprendre ses palpinades. Panuche stupéfait de comprendre soudain des paroles dans le vent détacha vitement sa prise en hauteur pour accourir vers l’endroit qu’avait quitté l’impératrice digitailée. Qu’avait-elle fait, qu’avait-elle provoqué ? Là gravissant depuis la gorge de la manière qu’il avait descendu le pic de la mentonnière, il établit une nouvelle prise puis s’approcha, lentement de l’édicule rose sacrée trônant à son sommet. Devait-il à cette chapelle païenne un culte pareille à celui de Doreille ?

Ouuuuiiiiiiiii

Reçut-il d’une voix devenue méconnaissable. Etait-ce la sirène ? Il n’avait qu’un moyen de le savoir, Panuche pria goulûment et le monde entier tout d’un coup fut pris d’un soubresaut. Avait-il réveillé une créature de mythe ou de légende ?, l’intrigue au ventre se tendant et se durcissant, notre brave aventurier Nuche se remémora les récits des héros nuches qui prévenaient souventes fois mais en vieux nuche que l’unique recours lorsqu’on rencontrait mythe ou légende était « que l’on mîtte légende à son cou ».

Oh oui, oh oui, oui, oui, oui

L’avertissement des anciens était donc vrai, mais voilà, mais seulement, Panuche n’en comprenait toujours pas le sens.

paragraphe de confort visuel
Mercredi 8 octobre 2008

comptoir finosofique (2)

glurp, ben ouais, ben voyons, bien fûr que pfff, ah lala, le pragatisme, ah nan vraiment qu’est-ce qui jte jure alors, mais ouais mais ouais, mais c’est tout lmonde qu’il est pragatisme aunourj’uid, hein et ça deut vire quoi, hein qu’est-ce c’est-y un ptit peut qu’ça vounrait dire, glurp, est-ce que toi tu pourrais le me dire, hein, nan, toi avec cette gueule que t’as là tu peux pas le me nire, nan, ’spèce de récraftaire jle vois bien que t’as l’air du nier qu’t'as l’air du niais, haha, l’a rien compris, moi un gros con ?,sale nitoyen du monde, tiens, glurp, ouaiaiais, « jucher sur les faits », ben alors, ben ouais, ben putain ! T’as vu ce cul ? Rhâ nom de dieu la meuf, puutain! Nan mais c’est pas possib’ un cul pareil, nan mais là, mais elle doit souffrir horrilebment, êt’ toute seule avec ce cul, mais ça loit dui faire nal, glurp, ah non là c’est vraiment trop d’misère, on dvrait s’queutiser pour nui vnir en aide, ben ouais, ben non, on peut pas, là on fait dla finosofie mais c’est salaud quand même dla laisser toute seule dans sa culotte, c’est comme ça qu’on crée du malheur en plus, franchement, rhâ ça mfout la maljoie, srrriff, Docteuuur ! À boire, j’ai mal ! Deux kirs Bourgogne pour l’aut’ affreux et moi, et pis des olives pour s’cracher des noyaux dans la gueule… ah les olives, y veut pas, tant pis, ouais ben j’arrive, si ben si, ben je vais te ne dire, voina : le pramatispe, c’est même pas une finosofie, c’est à peine ine pensée, hein et quand t’y rgardes un peu, un pitit peu et ben tu vois qu’c'est une pinsée qu’a des mains, mais qu’a pas de jambes et qu’a pas d’dos, glurp, ah, est-ce qu’elle a des couilles, ça c’est une question, ouais mais elle a pas de dos, paske si tu te denandes qu’est-ce que c’est quoi qui srait d’abord qu’on srait pragatique et ben c’est déjà p’us du pragmatisme, ouais ouais, des fois je ne dis bien, à na racine du pagmatrisme, rhâmerde, enfin du truc, y a forchément une pensée ontonogique qui dirait bourquoi on prendrait plus ces faits là que, euh, rhâ, ces fesses là et qu’est-ce que ce srait quoi des faits, hein, mais dans la penchée pragachose, glurpglurp, t’as pas le ‘roit dréfléchir à ça paske c’est pas un fait, quand tu denandes, on te prend pour une buse et on te dit « mais c’est évident » ouais sauf que « évident » c’est ne mot sacré qu’a remplacé « Révélation » dans la démoratie, ouais, et y a pas de jambes non p’us paske le pragniagniag, y pourra jamais faire naître aut’chose que du pragniagniag, ouais, et tout ne monde dit que ne pragniagniag, c’est ça qui permet le pogrès alors que t’as pas p’us figé comme pensée : y sait pas d’où qu’y vient et pis y va nulle part. Glurp. Et quand tu penches, un mec qu’a pas de jambes et pas de dos, est-ce que ça ressemberait pas à un type devant son ordinateur, hein ? Paske les faits, en fait hein, ça revient touyours à des stats, eh ouais l’Insee. Alors maintnant tu relies ça avec le préjent perpésuel qu’on causait l’aut’ fois, ouais et de l’aut’ côté tu prends l’éconogie et tous ces connards qui veulent retourner dans na nature, ah nan mais ceux-là, glurp, mais ouais mais foutez-les dans la nature, ces gros cons, allez hop, paf, en plein dans la jungle, la savane ou sur na banquise, avec des lions, des serpents et pis des nours, ben tiens, mais tout est là, la nature qui veulent quand tu rgardes, c’est le monde à Bambi, avec des ptits nécureuils, des zosiaux et des arbes avec des fruits, faut pas aller trop loin pour voir que leur Nature en fait, c’est un jardin et c’est quoi comme jardin, hein ? Ben c’est le jardin d’Eden. Glurp. Et comment qu’on fait pour atteinde un mythe qu’on sait qu’on peut pas le toucher ? Ben on dévenoppe le divertissement, que son vrai but, c’est la diversion, rgarde pas là, regarde là-bas, mais non pas la meuf, jte cause, ouais, ouais moi aussi je vois sa culotte, nan elle doit pas se rende compte, glurp, et comme cha le présent, cha devient continuellement l’instant d’après, c’est jamais suffijant l’instant d’après, anors tu balances des jeunes avec des cellulaires et des réseaux connunautaires, et là ça tfait des jindividus dont la perchonnalité est balancée à l’ekchtérieur, ah putain, morcellée et diffuse, ouais, touyours un peu autre, dans un temps, touyours un peu après, avec un désir touyours un peu ailleurs et une mentalité qui permet ni dse rtourner, ni d’avancer. Glurp srrrifff. Tu recommandes ?, c’est cool.

Bon, alors, bon alors, hein ben hein quoi, tu vois, ouais, t’as raison qu’est-ce que j’jacte, faudrait me punir mais c’est toi qu’as pas vounu les onives, alors eh, hein eh, glurp, ouais ben si maintnant on jète un oeil sur qu’est-ce qu’on fait, pour comparer, est-ce qu’on peut pas dire quand même que c’est pas loin, tu vois, on est un peu cuit là, glurp, eh ouais arrête, eh toi aussi, tu fais yamais des bulles de salives quand t’es sobe, bon cuit, c’est pas loin de déchiré, alors c’est pas très loin de morcellé, diffus, ensuite dans un bar, est-ce qu’on avance veaucoup c’est pas sûr non plus, hein, et puis t’as la fille qui nous fait une jolie diverfion auffi, après le temps qu’on est là, c’est au métronobe du verre suivant aussi et si on va yusqu’au bout, ce qui nous nattend ch’est la dégueulade, genre l’horreur, glurp, la différence, c’est qu’en allant au rade, on choisit un temps alors qu’il est néjà choisi, fixé dans cque je dijais avant. La dégueulade entre la purge et l’horreur, dans cque j’parlais, alors ça peut ête quoi ?. Les jeunes, certaimment on peut dire qu’y sont cons, y sont jeunes, eh entre nous y paraît que c’est une connerie d’ête vieux quand on est jeune, mais y a pire, c’est de rester jeune quand on est con, alors ces jeunes aussi y sont plus adaptés, comment qu’y vivent le bodel, c’est ça que jme denande, paske chi tu pars du principe au niveau psuchonogique qu’on est tous plujieurs à l’intérieur et qu’y a la pojition de l’Autre avec un A gros comme cha, moi ça me laisse l’impression que ch’est comme si que avec les réjeaux connunautaires qu’on fsait l’expojé de la personne par projetion, tu rajoutes la fafination pour la violence, l’horreur encore, qu’on trouve partout, la confiance qu’on peut faire aux jeunes pour faire n’import’nawak, le double aspect ibbobile-chaotique, glurp, comme sur internet par exjemple, t’as du mal à savoir si plutôt ça bouge veaucoup ou pas du tout, moi ça me fait penser à une toupie, alors ben ce qui c’est que chais pas c’est, dans c’ monde où qu’on nie l’existenche de l’inconscient, tout doit être évident et senchationnel, mais qu’on le nie en le prochtant partout dehors, alors qu’est-ce qui va sugir ? Ça me paraît sûr que la baje identitaire, elle va jancher, si on pove que la nature, c’est devenu un mythe recomposé, ben est-ce l’Autre qu’on cherche à faire apparaître, ça va pas être un Autre entièrement articifièlisé, est-ce qu’avec le virtuel, on est pas à nourrir un gigantes laboratoire, glurpglurp, que filanement ça va venir, ce miroir de nous-nême méconnaissable mais inévitable qu’on saura plus où foutre les mots vérité, menchonge et innusion et qui causera la ruine du pragmachin paske ce sera plus un fait là, ce sera du réel, mais tout d’un coup ce sera du réel étranger au concept de réalité. De la réaltérité. La grande flipe. Là sûr on aura fait un progrès, mais lequel ?
hein ?, chus dans la réal tarité ?… ok
bon si on propose à la fille de jouer avec nous, tu vas les chercher ces olives ?
glurp

paragraphe de confort visuel
Mercredi 1 octobre 2008