Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -2/4)
2- Aliénation par l’espèce
Car l’Etat veut maintenir une population. En l’absence totale (ou insuffisance) d’immigration, il n’est pas douteux qu’un pays exerce un contrôle plus stricte sur les naissances (les femmes). A travers sa politique de natalité, l’Etat réquisitionne des ventres. Il obéit initialement à l’espèce qui refuse de voir sa fin. Ce « droit naturel » est ensuite politisé pour agir « au nom de l’espèce » à travers des ensembles plus contraignants (communauté, nation, culture, Etat, etc…) divisant des espèces dans l’espèce.
Si les mythes de fondations de villes parlent de rapts et de viols, c’est bien parce que le peuplement conçoit des impératifs qui outrepassent la volonté individuelle d’une femme. La prétendue civilisation n’a aucunement modifié ces conditions, elle les a seulement organisées. Car l’Etat régule toujours sa démographie par le rapt et le viol. Le rapt (immigration) est la solution extérieure privilégiée par les démocraties car il leur permet de se dispenser du viol et d’en faire un article de propagande (liberté de conception) tout en disposant d’un levier de contrôle sur les populations immigrantes (quotas) bien plus maniable qu’une politique de pression sur la natalité. Si le rapt toutefois devient impossible ou insuffisant (ou pléthorique : inquiétude de l’espèce dominante dans le pays), alors l’Etat peut se rabattre sur le viol (fécondation de force). La fécondation de force est la pratique défendue par tout discours traditionnel-religieux : tu auras le maximum d’enfants (validation de la femme en tant que mère). Elle applique une stratégie silencieuse d’invasion par la démographie. Dans une société reposant sur les Droits de la femme (baisse de natalité de l’espèce-souche) et sur le marché au ventre, la capacité d’assimilation culturelle peut rapidement être dépassée, si bien que l’espèce dominante doit faire le choix, soit d’inciter à la fécondation de force (montée des politiques conservatrices), soit d’être assimilée à son tour par un système qui lui y recourt. Supposer qu’une stabilisation adviendra de nouveau doit surtout inciter à observer l’autre extrême. La fécondation de force peut aussi devenir infécondation de force comme l’indique le loi du quota chinoise (tu n’auras qu’un seul enfant). Ainsi l’autonomie d’une femme est remise en cause chaque fois que l’espèce est ou se sent menacée. Réfléchir sur la nécessité ou la légitimité de telles régulations revient à réfléchir sur la nécessité ou légitimité du système qui les produit (le culture sédentaire vit sur l’horreur de la pénurie : prévoir, même de manière chimérique, est son obsession). Cela toutefois n’entre pas dans notre quête de libération en vue de l’élévation du meilleur des mondes, telle que la vérité en fut rapportée au turboprophète par la vision de la femme dans toute l’ouvertude de son D a s e i n, perçu dans le souci son être par le pouvoir-ententif de cette être de la manière qu’il y va pour cet être, d’être le sien propre (ne manquez pas « La quête du Nounème : le D a s e i n » – à paraître)
Dans l’état acuel des choses, il s’avère que
L’utérus n’appartient pas aux femmes, il appartient à l’espèce qui veut en disposer à sa guise. Et l’espèce impose que l’espèce ne peut disparaître. Globalement la femme est libre de vouloir ce que veut l’espèce. Le concept « donner la vie » dans lequel les femmes se reconnaissent ne leur appartient pas, il est prêté par l’espèce (l’Etat) à qui il revient de décider en dernier lieu. Les femmes n’ont que la liberté conditionnelle de l’utiliser. Une mère est toujours mère-porteuse. Elle ne porte pas l’enfant mais l’uterus avec. Le statut d’individu conçu et taillé pour l’homme est un non-sens pour la femme.



