Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -3.5/4)
3.5- parenthèse méthodologique
Si la femme comprend dans son identité « donne la vie » (et comment ferait-elle autrement ?), elle ne peut être reconnue comme individu, car une partie de sa personne se rattache à l’espèce. Une partie d’elle ne la contient donc pas elle mais l’espèce. Cette félûre dans le concept d’individu n’est pas l’exception de la femme. Si l’on en croit le père Lacan, le phallus appartient aux femmes en tant que ce sont elles qui le possèdent, que l’objet leur est au moins fantasmatiquement acquis (ce que l’on entend très bien dans une locution courante : « c’est le kiki à sa mémère » que kiki désigne un chien ne constituant là qu’une limpide fétichisation). A quoi on peut relier qu’on reconnaît chez les hommes une bienveillance analogue à celle manifestée par les femmes pour la maternité, mais dévolue cette fois au désir continu et à peine insistant de donner aux femmes ce gentil phallus qu’elles chérissent tant. Cette bienveillance des hommes à l’égard des femmes se nomme la maladie du clébard (à paraître). Elle fait la preuve que l’homme n’est pas non plus admissible pleinement au statut d’individu. L »individu homme montre sa défaillance : une partie de lui relève de la femme (parce qu’il ne fait aucun doute en revanche que le vagin appartient à la femme, ce qui se remarque par sa fâcheuse tendance à le garder pour elle). Toutefois qu’un individu (homme) relève d’un autre (la femme) ne définit pas une déformation de l’individu équivalente à celle qui fait dépendre un individu d’une espèce. Il est beaucoup plus simple de changer de femme que d’espèce. On trompe sa copine mais on trahit son clan.
Raison pour laquelle, nous avons réservé notre attention aux femmes, car notre objectif, s’il vous plaît de vous en rappeler est l’élévation du meilleur des mondes, or ce monde entretient par nature une relation avec l’espèce, de sorte que la femme apparaît dans son évidence comme le centre de notre quête. Femme que je prends soin d’interroger dans l’ouvertude de son D a s e i n, non pas simplement dans l’espoir de voir Martin Heiddeger se retourner dans sa tombe faisant ainsi la preuve de mes pouvoirs d’ultragourou, mais pour dégager hors de tout mythe ce qu’est l’individu femme.
Cela dit pour ne laisser aucun doute sur la rigoureuse méthode de cette recherche et mieux vous préparer à ce qui suit.



