Propagande pour le meilleur des mondes (brochure -3.8/4)
3.8 – vers la destruction du mythe
Les valeurs associées à la parturiance indiquent l’influence d’un discours mythologique « le miracle de la vie » construisant des sanctifications par l’euphémisme. Par exemple : « la femme enceinte est si belle », tandis qu’une femme enceinte est une femme grosse, que tout l’érotisme (d’aujourd’hui) assure du contraire (femme grosse = pas belle), que désirer une femme enceinte passe pour de la perversion. S’il existe une beauté de la femme enceinte, nous sommes au moins sûrs que cette beauté n’est pas de l’ordre de l’érotisme. De quel ordre est-elle alors ? De l’ordre de la pureté. La femme enceinte est sacrée, la parturiante manifeste l’accomplissement du miracle. La femme enceinte a la beauté de la sainte, son ventre devient le lieu d’un culte (on pose les mains). En tant que telle, la femme enceinte est modifiée en représentation pour convenir à l’espèce. Car l’espèce est projetée pour devenir l’Espèce, élévation idéale d’elle-même, audible dans le concept « d’Humanité ». Si la femme enceinte est belle, pure et sacrée, alors l’Espèce est belle, pure et sacrée (c’est le même territoire). La femme enceinte belle, pure et sacrée est le drapeau de l’Espèce. La femme a mission de porter l’humanité dans son ventre.
Une telle assertion, on s’en doute, ne correspond pas à la vérité des femmes (ni de l’espèce), elle en est plutôt un simulacre masquant. Tant que la naissance sera entourée d’un champ de signification emprunté au sacré, la femme sera rejetée de son propre corps par l’intervention du divin. Le sacré n’est pas le lieu d’existence de l’individu mais celui de la mission.
Pour plonger son regard dans l’ouvertude du D a s e i n, il faut chasser l’imposteur, ce que nous executerons simplement en plaçant l’idéal propagandiste de l’Espèce face à la nature avérée de la vérité qu’il brandit :
A quel degré « la femme enceinte est si belle » est-il un slogan de la même engeance que « Arbeit macht Frei »?
Comme le lecteur le comprend, nous approchons du moment redoutable de la révélation. Toutefois incertain que vous soyez encore adéquatement disposés à recevoir la cruelle vérité, je vous cède la parole même de l’apparition qui vous mettra sur la Voie :
Une vision du turboprophète, « le songe noir d’Amokryte », L’Amokride verset 64 (Ed Seuil)
Pinpon était au lit saisi d’une fièvre sombre, pris de sommeil et de délire comme toujours lorsqu’ils avait commerce des démons. Et des ténébres de leur réunion Pinpon voyait, et voyait Pinpon des ténèbres de leur réunion, mais mieux cette fois, et il vit dans son dévoilement paraître le songe noir : « dans une rue isolée passait une femme enceinte. Elle passait curieusement. Je m’élançe dans la rue du songe noir, je vais à la rencontre de la femme et je pose les mains sur son ventre. La femme dit un mot sur la ville en grec. Je sens quelque chose bouger. Je refuse de croire qu’elle soit possédée. Je presse. La femme me frappe mais je l’ignore, je presse plus fort. Et de plus belle. Et soudain. Un geyser blanc saignant gicle du nombril.
J’en étais sûr ! J’en étais sûr ! C’était juste une purulence !
Grâce au grand pouvoir du merdigkeit, la femme est sauvée du sacré en moins de dix secondes (temps moyen). Merdigkeit tue tout sacré dans un rayon de cinq mètres (inutile d’aérer, au contraire fermez les fenêtres et montez le chauffage)
Votre libération a commencé.




« Le sexe de l’homme est viril et beau »
l’homme était immobile, nu devant moi, son sexe turgescent dressé en menhir. Je tends la main, saisis son vis, je presse et presse plus fort. Et de plus belle. Et soudain, un geyser blanc saignant gicle de son crâne, sa tête explose.
J’en étais sûre ! j’en était sûre ! C’était juste une purulence !
29 avril 2007 9 h 48 min
c’est sublime ! c’est exactement ça, vous m’avez fait mourir de rire
il faut absolument que j’écrive « la maladie du clébard »
29 avril 2007 15 h 01 min