sang?l?re 9.3
Je le suis. Tu marches à ses côtés. Sur un chemin de dalles béantes. Tant qu’il ne se passe rien. Il regarde ma main. Nous marchons. Il le regarde à la dérobée. Je garde un oeil vigilant sur lui. Il me regarde à la dérobée. Ne pas le perdre de vue. Je regarde sa main. Il regarde sa main. La violence, c’est l’instant d’avant. Il garde un oeil vigilant sur lui. Il regarde ta main. Je te regarde à la dérobée. Eviter le pire. Tu dois te prendre en main. Il fait un faux mouvement. Tu trébuches. Quelque chose me passe devant la face. Il te rattrape par la main. Je garde un oeil vigilant sur lui. Il regarde ta main. Tu me suis ? Eviter le pire. Tu le regardes à la dérobée. Je te suis. Ne pas se perdre de vue. Je regarde sa main. La glace est trop fine. Il garde un oeil vigilant sur toi. Tu marches à ses côtés. Tu regardes ta main. Tant qu’il ne se passe rien. Je le regarde à la dérobée. Il regarde ta main. La violence c’est l’instant d’avant. Il regarde ta main. Ne pas le perdre du vue. Tu le regardes la dérober. Tu le regardes la dérober. Quelque chose nage sur ton visage. Tu fais un faux mouvement. Je trébuche. Tant qu’il ne se passe rien.
Je le regardes aller dévorer.
Au bout dans une clairière, nous rencontrons d’autres de ses congénères. Pourtant ils cessent de parler. Il se remet à neiger, le temps se fige. Tu penses qu’ils disent. « Tue le regard. Dalle adhère aux baies » mais je ne t’entends pas. Il y a une main dans la neige. Et un oeil rouge écarquillé. Bon, écoutez, ça fait longtemps que je suis là, vous croyez pas que ça commence à bien faire. .



