de l’autre côté des choses
il y a un néant discret
et rétractile
comme un tunnel
L. :
Je déambule dans l’ombre de sa lumière passée à venir.Et tandis que marchant, pensant, pensée sa marche, il traverse l’étant,
son ombre partout m’éclabousse.
J’entends parfois au détour d’un tunnel mon coeur battant au fond du puit, dans l’assourdissement de l’eau.
Dans son ombre je me promène,
dans son ombre je songe
au passé poursuivant je suis, je suit nonchalamment le temps qui revient
quand
soudain
pliée en deux je tombe brutalement au sol. Mes genoux heurtant violemment la pierre craquent. Aveuglée par les bourrasques, une nausée me chavire.
Douleur.
des dizaines de visages grimaçants, figés tournent autour de moi.
Morts j’entends leurs grincements.
une pluie d’éclats de verre se plantent dans ma chair.
je vomis
du sang
Douleur
je me contracte, quelque chose se replie,
encore
en corps j’implose
propulsée hors de moi-même dans un hurlement silencieux
tout s’éclaire
il s’est coupé
il a coupé sa chair
son sang coule
le con !
NONN !
Dans le tunnel discret du néant rétracté, quelques morceaux de verres ensanglantés crisseraient sous les pas de celui qui marche. Mais il n’y a pas un bruit. Le tunnel est vide. Personne ne marche.
Je déambule dans l’ombre de sa lumière passée à venir.Et tandis que marchant, pensant, pensée sa marche, il traverse l’étant,
son ombre partout m’éclabousse.
J’entends parfois au détour d’un tunnel mon coeur battant au fond du puit, dans l’assourdissement de l’eau.
Dans son ombre je me promène,
dans son ombre je songe
au passé poursuivant je suis, je suit nonchalamment le temps qui revient
quand
soudain
pliée en deux je tombe brutalement au sol. Mes genoux heurtant violemment la pierre craquent. Aveuglée par les bourrasques, une nausée me chavire.
Douleur.
des dizaines de visages grimaçants, figés tournent autour de moi.
Morts j’entends leurs grincements.
une pluie d’éclats de verre se plantent dans ma chair.
je vomis
du sang
Douleur
je me contracte, quelque chose se replie,
encore
en corps j’implose
propulsée hors de moi-même dans un hurlement silencieux
tout s’éclaire
il s’est coupé
il a coupé sa chair
son sang coule
le con !
NONN !
Dans le tunnel discret du néant rétracté, quelques morceaux de verres ensanglantés crisseraient sous les pas de celui qui marche. Mais il n’y a pas un bruit. Le tunnel est vide. Personne ne marche.
12 février 2008 10 h 31 min