Samedi 4 février 2012

Etat des lieux – rapport technique (seuil : réservé)

from : Equipe technique ZGR
to : Admin
clé de cryptage : XXXXXXXXXXXXXXX

Les balises weirdproce de transmissions de présence disséminées sur chaque point nodal n’ont répertorié aucun signe d’Amokryte.

Les perturbations de contrôle enregistrées autour des apparitions du sujet codé L ont cessé, tout comme – semble-t-il – la présence de L.
Toutefois rien ne permet de certifier que le vaisseau ombre ait disparu, ni que L soit mort ou en fuite.

Le niveau de toxicité extérieur est estimé à 20%. Une augmentation du bouclier en double couche est préconisée.

Les balises @ ont signalé une visite étrangère en lieu de notre dernier mouvement. L’objet repéré sous le code inconnu « Fret » est soumis à balayage continu par nos sonars. Aucune menace n’a été décelée.

Le scanner des archives est en cours pour mettre en quarantaine d’éventuels doublons espions.

Un symbole d’identification a été ajouté à la barre de contrôle supérieure de façon à faciliter la distinction d’avec le vaisseau ombre s’il existe.

Le rapport technique valide une remise en marche progressive des turbines.

Attendons instructions

/XXXXXXXXXXXXXXX

paragraphe de confort visuel
inscrit par Admin 20 h 05 min  
(3dW)

Samedi 21 janvier 2012

« Speedmedium diplômé de l’université, clinicien free lance, enquêteur forrain, astro-DJ certifié, 07 rue Déserte 75021 Paris »

Entrez !
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MAIS ENTREZ NOM DE DIEU C’EST OUVERT !
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Rhaa mais quel bazin çuilà !… bon, J’ARRIVE !
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Et voilà, suffisait de pousser la porte, c’est quand mêm… ah… hum… c’est vous… mh j’aurais du me douter que vous finiriez par passer… Suivez moi.
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Oui la décoration a pas mal changé. Vous savez, moi les colifichets et les babioles je trouve que ça encombre et je vois pas pourquoi on verrait moins bien dans un lieu moins chargé de verroterie et de quincaille… voilà, c’est ici, sympa non ?
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Ah non je n’ai pas revu Amokryte. Je pensais que vous alliez me dire pourquoi d’ailleurs.
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Vous… vous êtes sûr ? Que lui vienne c’était déjà singulier, mais que vous demandiez la même chose, ça devient inquiétant.
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Oui non c’est pas mon problème c’est vrai… Bon ben écoutez, si c’est ce que vous voulez hein… ben allez-y… coupez… Non avec la main droite.
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Mmh, tirez une carte…
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Mmh la Mort à la coupe et la Roue de la Fortune en première lame… j’ai l’impression que c’est mal barré pour Amokryte. Tirez en trois autres.
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… dans l’ordre que vous voulez.
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L’Alliance, la Maison, le Voyage… oui, non, ce n’est pas un tarot conventionnel. Il est nettement plus pourri que le vrai faut bien le dire, mais je trouve aussi que pour cette raison même il convient très bien à notre monde. Mieux ce serait pire, surtout pour Amokryte, d’ailleurs c’est lui qui me l’a apporté, vous voyez, tout se tient.
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Méfiez vous, ce genre de blague, ça pourrait ressortir dans les cartes !
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… Alooors… retirez deux cartes sur chacune des trois.
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Mais non je sèche pas ! Hé c’est vous qui surgissez ici après des années d’absence hein, inversez pas les rôles, c’est pas moi qui aie perdu mon héros d’abord !
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L’Alliance, les Serpents et la Foudre, ouais ben autant dire qu’une loi a été brisée et bien salement. Il doit être dans une sacrée panade le héros… vous avez pensez à un de rechange ?
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D’accord, d’accord c’est pas parce que je vois que j’ai un droit de regard, d’accord… Bon, mettez en deux autres.
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La Femme et la Lettre…. tiens tiens…. ça vous évoque quelque chose ça ? Je me souviens que la dernière fois il était venu m’interroger précisément sur une femme.
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Mh si vous le dites.
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Ben c’est vieux, je me souviens plus si bien. Il y avait quelque chose de louche avec cette femme, elle était déjà morte mais vivante en même temps, un truc du genre ; ça vous parle ?
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Ah ça vous parle ? Et après ça vous étonne qu’Amokryte ait disp…euh rien, rien.
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Euh bon très bien… Posez m’en deux sur la Maison qu’on voit le reste.
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Mouais… mouais… mmh deux aussi sur le Voyage.
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Alors… l’Alliance, on sait qu’elle est brisée, la Maison est gouvernée par l’Étoile et la Sagesse mais elle est apposée au mouvement entouré d’un Homme et du Diable… pourquoi faire simple…
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Ben je cherche, un instant !
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Je ressens ceci : la Maison est le lieu que doit retrouver Amokryte, et c’est encore possible puisqu’il lui reste une étoile, un guide… mais depuis que l’Alliance a été rompue, il est entrainé par l’influence d’un homme à s’éloigner ailleurs. Tout est en morceaux. Pour reconnaître la Maison, il aurait besoin de rencontrer la femme et apprendre la nouvelle, mais quelque chose l’attire à s’éloigner davantage.
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Non je ne crois pas.
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Non plus… et choisir au hasard c’est impossible ?
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Dans ce cas là, ce n’est peut-être pas sur Amokryte qu’il faudrait tirer… mais sur vous.
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Non je ne voulais pas insinuer cela, mais il faut bien admettre tout de même que si Amokryte est paumé, vous devez être responsable quelque part. Même si c’est faux, n’oubliez pas que personne ne vous croira ; vous êtes contraint d’assumer de toute manière.
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Eh bien, c’est tout simple : je mélange et vous coupez une nouvelle fois mais de la main gauche.
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Et maintenant vous tirez une carte.
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La Lune à la coupe et le Magicien en première lame. Ben tiens. Vous vous reconnaissez ou faut-il que j’insiste.
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Euh mais non je souris pas. Vous avez raison, ce n’est pas drôle, vous en magicien c’est très sérieux…. euh posez deux cartes sur l’Alliance, la Maison et le Voyage ; on verra ce que ça donne de votre côté.
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Le Travail et les Enfants ; le Soleil et le Lion ; le Désir et l’Amour. Le Désir et l’Amour du côté du Voyage, on comprend pourquoi Amokryte ne veut pas revenir : vous le faites exprès, hein ? Le Travail et les Enfants, vous concernant, ça doit désigner l’écriture… vous auriez abandonné Amokryte ?
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Aaah une nouvelle ! Avec une femme à côté ?
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Il a témoigné ? Et vous comptez lui apprendre comment ?
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Publié… vous voulez dire qu’il peut la trouver dans le commerce ?
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Ah oui ça m’aurait surpris de vous aussi.
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Nan mais non je suis pas moqueur hein.
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Mmh, c’est cohérent en fait, enfin à peu près. Si la Maison est soutenue par le Soleil et le Lion, les deux plus fortes cartes du jeu, alors tout doit se jouer sur le site. Mais vous allez être contraint d’écrire sans Amokryte pendant un moment… du moins sans lui de manière volontaire, ou consciente… déjà volontaire et conscient c’était gratiné, je vous souhaite bonne chance… Et puis va falloir vous démerder pour expliquer pourquoi la femme qui apporte la nouvelle n’est pas celle qui suscite le désir, et où elles se situent l’une et l’autre par rapport à la morte-vivante qui intéressait Amokryte la dernière fois.
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Vous êtes sûr qu’il faut nommer ça « une bonne idée » ?
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Aaah ?… mon nom ne sera pas mentionné, n’est-ce pas ?
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Ah oui non ça vous inquiétez pas, j’en parlerai à personne, c’est certain.
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Ah bon ?
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Oui mais ne vous sentez surtout pas obligé hein.
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Bon alors à bientôt alors.
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Et merde !

paragraphe de confort visuel
inscrit par Admin 17 h 22 min  
(schizomancie)

Dimanche 3 juillet 2011

battement

En être là de soi
Là… las… la…
Et ça continue de chanter

paragraphe de confort visuel
inscrit par Amokryte 0 h 52 min  
(motisferique)

Mardi 17 mars 2009

s??g?l??r? 9.5

. .J’entends quelque chose. qui respire. on décidera de s’abriter pour la nuit dans une maison très vaste, il y aura beaucoup. « mais sinon tu reviens ? »d’inconnus. « je ne suis pas encore parti, tu sais ». je suis assis depuis un moment en compagnie de trois femmes dans un salon [...] elle sera dans un état de. foutoir digne d’un lendemain d’?rgie[...] je suis le quatrième dans toutes les pièces. des draps auront. été tendus comme des cocons. . des gens dormiront déjà à l’intérieur. nous parlions amicalement d’amour et de maladies. je ne veux pas vivre une telle. chose. qui respire. avec des sensations d’aiguilles à travers. la peau alors je cherche avec les autres à dévier le cours du r?v?. . je crois qu’elles sont s?eurs, la plus jeune a vingt ans. [...]mais je fais. erreur il fait tellement chaud, je ne suis pas sûr de pouvoir tenir « mais sinon tu reviens ? » ils auront déjà dormi en réalité je serai arrivé. en retard j’aurai du sommeil à rattraper. « je… j’aurais voulu te… te… tu [...]… tu me man??es »la plus âgée quarante ou bien. c’est la m?me. « tu me manges ? »je me forcerai à dormir à toute allure. [« NON ! »]j’aurai des images défilantes d’une nuit passée. à observer les monstres. . qui [...]bougent. devant le regard il y a quelque chose qui respire. il fait tellement chaud nos paroles sont vives et. joyeuses avec. quelque chose de v?de à l’intérieur. « tu n’entends pas comme une musique… très forte, dans ton oreille gauche, juste derrière la porte ? »au bout d’un. « [...couloir je retrouverai ma ch?mbre je m'allongerai et je m'endormirai. à ce] moment là je. je. j?. prends conscience que ça dégouline. j? tourne la tête vers [la femme de trente qui répond à la plus jeune. tout ira très vite pendant mon sommeil[...] j’aurai la conviction que [les dormeurs sortent de leurs. n?ds pour s'emparer d'obj?ts dans la. maison.] la sueur fait des silhouettes froides qui étouffent. elle rit puis s’adresse à la plus vieille, j? répond en regardant celle qui me fait face. « mais sinon tu reviens ? » qu’ils vont ensuite. mais il faut lui mâcher.] la langue pendant qu’elle est vivante au milieu de la bouche. dévorer en ca?he?te et qu’ils pondent. il fait tellement chaud elle parle à la plus vieille qui sourit et se. tourne vers moi. je parviens [à me relever un peu, la boue continue de me couler de la gorge et j? sens que l'on t?re sur mon corps parce qu'on croit que j? suis inconscient, mais j? m'approche. de toi, j? dois trouver un tube avec que le métal ne recouvre[...] pose une main sur. ton épaule, j? murmure « chut, j? suis là, dors mon ?m??r ». « mais sinon tu reviens ? » j? vois l’intérieur qui rétrécit et de la poussière qui[...] « j? voudrais. tellement] dans l’espace déchiré [...]des particules il y a un scalp qui tourne à tout fendre ». tu sombres dans un sommeil de plomb j? suis persuadé qu’[il fait tellement chaud] vont. finir. par me trouver et me [con]fondre avec un obj?t. ou qu’ils vont m’emmailloter. pour me couver. [parce que je suis endormi et inerte. elle est interrompue par celle qui parle à la plus jeune et qui pose son regard sur elle. j'ai lutté pour me réveiller...] Et puis j? me suis réveillé avec aussi[tôt un immense soulagement et une grande tristesse. ce ne sera qu'un r?v? j? ne comprends plus. très bien de quoi l'on parle mais] les mots continuent de sortir de ma b?uche, la plus vieille éclate de rire. lore aurait [des crochets]. c’était magnifique pendant toute une nuit. je l’appellerais [...]. et puis j? me rendis compte que vous êtes là. mais l’autre intervient très rapidement et me réplique quelque chose.il ferait jour, n’est-ce pas ? j’étais en train. de r?v?r. elle est coupée au milieu. par celle qui la regarde et se tourne vers moi.j? consultais mon téléphone il indiquera de nouveaux messages « mais sinon tu reviens ? » j? ne les écoutai pas, seth me préviendra assez souvent du danger [et j'ai crainte que frimousse n'ait] entendu. j‘entends ma voix dire [de ma pensée. qu'elle sait déjà] ce que j? vais dire de ma. pensée qu’elle sait déjà [ce que j? vais dire] de ma pensée [qu'elle sait déjà] ce que j? vais dire de ma pensée qu’elle sait déjà ce que je vais dire mais sinon tu reviens ? j? ne « t’??blies pas j? t’????? tu sais » me retrouver pour pondre il fait tellement chaud alors j? vous regarde et j? vous [dis : « j? pense que vous n'existez pas ». . et vous essayez de me faire croire que j'existe, pour exister à votre tour. qui regarde la vieille] parle beaucoup trop vite, je me mets à rire en tournant la tête j? sais que j? r?v?. j? m’en suis aperçu tout à l’heure en montant deux fois l’escalier à côté du parking. et j? vois celle qui parle trop vite en détournant la tête vers la plus jeune qui rit en regardant la vieille qui parle aussi trop vite en détournant la tête vers moi qui rit trop fort en détournant la tête vers celle qui la regarde en parlant trop vite après j’ai du revenir pour éviter les rencontres. vous ne dites rien j? sais que vous mentez. j? vous ai vu à la sortie du métro, rappelez-vous, vous étiez l’autre, vous teniez des propos obscènes. vers la plus jeune qui parle en riant trop vite à l’autre qui regarde la vieille en détournant la tête vers moi qui parle trop vite en regardant la jeune qui se tourne vers l’autre en détournant la tête vers moi qui rit trop vite en regardant la vieille qui se tourne vers lui en détournant la tête vers elle qui se détourne en regardant trop vite vers lui qui me regarde en détournant la tête vers l’autre qui la regarde et qui rit aux éclats. ou qui éclate de rire. ou qui rit aux éclats. la mort est dans ma main qui retient la tienne « et sinon tu reviens ? » il fait tellement chaud. j’entends quelque chose qui respire, [...]

paragraphe de confort visuel
inscrit par Amokryte 18 h 11 min  
(dysforie (chroniques), sangulaire)

Mardi 24 février 2009

s?ng?l??re 9.4

Non mais, ohé. « Là j’ai mis une main sur la glace pour essayer de voir, il y avait des mouvements de l’autre côté ». C’est vraiment nécessaire cette vitre ? Et tout ces fils là ? Avec tout ce que j’ai pris vous m’avez assez âme sonné, j’aime bien rire aussi mais l[...]. « C’est étrange vous voyez, j’ai, mais vous pouvez me dire tu, j’ai encore du sang sur les » mains, des gens sont avec moi, je ne sais pas trop d’où ils sortent mais on partage tous la certitude qu’il faut se rendre dans un lieu loin du parking que chacun connaît, aussi nul n’en parle. On sort d’une mauvaise histoire, de ce genre qu’il vaut mieux taire. Mais qu’il faut fuir aussi. Nous sommes déjà moins nombreux qu’au début, je crois qu’il s’est passé quelque chose quand nous étions dans le métro. A moins qu’en revenant, on franchisse deux fois l’escalier en passant par le soupirail. Je crois qu’il y a encore des organes. Nous portons tous dans le regard l’ombre de douleur de ceux qui manquent. Mais c’est une souffrance intime, intransmissible, parce que comme eux, je crois, si je découvre beaucoup de visages inconnus comme moi, j’entends des prénoms retentir dans ma tête dont je vois bien qu’ils ne correspondent pas à ceux qui m’entourent, m’entoure, qui m’entoure, tourne, qui me tournent, mente, qui me couvrent. Couvre. Tourmente. Tous assis quatre alignés et un en face, épris de l’envie de prendre qui tel est pris épris de prendre qui tel est pris, de prendre épris qui tel est pris est pis que pendre. . On est beaucoup plus de cinq, mais heureusement on se méfie des chevaux. J’entends un couteau tomber dans la cuisine, Frimousse doit être levée. On marche au travers d’allées bordées de buissons ou d’arbres avec des bornes à incendie fondues et des fontaines éventrées. « On se hâte, le site semble immense. Vous n’avez pas l’air de me croire, mais pourquoi mentirais-je ? Je me tourne. En cours de route je reçois » des appels mais le réseau est mauvais, ils sont immédiatement. Renvoyés vers ma boite vocale. Il faut se concentrer pour rester sur le chemin. Je me souviens que Lore cherche à me joindre, c’est la raison pour laquelle je me déplace vers cet endroit où nous avons prévu de nous retrouver. C’est cela. Il y a toujours un chemin. Elle doit me confirmer le lieu du rendez-vous. Je sais que si elle appelle, c’est qu’elle a rencontré des difficultés et qu’elle demande de l’aide. Toujours un chemin, c’est tellement rassurant. Seulement, elle n’appelle pas. Je suis incapable de composer son numéro, je ne sais plus dans quel ordre, je ne sais plus lequel, le clavier numérique est illuminé de petits signes incompréhensibles. Un chemin, s’il suffit de marcher je peux le faire. Son identité est masquée sur le journal d’appel, les seuls chiffres qui restent lisibles sont, j’en suis certain, ceux d’un autre qu’il faut éviter. Au fur et à mesure de la route, les appels en absence augmentent et mon angoisse aussi, il y a toujours un chemin .Le répondeur me renvoit continuellement les mêmes paroles. « je ne suis pas là, vous pouvez parler à ma boite à blabla », « shhh[...] anomalie de signalementshhhhhh [décroche s'il te plaît] communication interdite… ». « salut Amok, ça fait deux heures que je t’attends à la gare, me dit pas que tu t’es endormi. Rejoins-nous au plus vite, je suis avec [****] et méfie-toi, il y a des leurres parmi les leurs ». . Je ressors de la voiture, il faut que je prenne une douche et un chemin. Quelqu’un devait passer pour nous avertir. Un chemin qui s’éloigne. Sinon comment l’aurions nous su. Je me suis vu deux fois devant le miroir. Mais personne n’était venu. De droite et de gauche dans les reflets du miroir. Nous restions dans l’attente de savoir. Si quelqu’un était venu, on sait bien ce qui serait arrivé. Trouve à l’infini opposé du monde sa boucle dans mon regard. Où suis-je. Mais non pas la petite fille, c’es[...]

paragraphe de confort visuel
inscrit par Amokryte 23 h 31 min  
(dysforie (chroniques), sangulaire)

Jeudi 19 février 2009

sang?l?re 9.3

Je le suis. Tu marches à ses côtés. Sur un chemin de dalles béantes. Tant qu’il ne se passe rien. Il regarde ma main. Nous marchons. Il le regarde à la dérobée. Je garde un oeil vigilant sur lui. Il me regarde à la dérobée. Ne pas le perdre de vue. Je regarde sa main. Il regarde sa main. La violence, c’est l’instant d’avant. Il garde un oeil vigilant sur lui. Il regarde ta main. Je te regarde à la dérobée. Eviter le pire. Tu dois te prendre en main. Il fait un faux mouvement. Tu trébuches. Quelque chose me passe devant la face. Il te rattrape par la main. Je garde un oeil vigilant sur lui. Il regarde ta main. Tu me suis ? Eviter le pire. Tu le regardes à la dérobée. Je te suis. Ne pas se perdre de vue. Je regarde sa main. La glace est trop fine. Il garde un oeil vigilant sur toi. Tu marches à ses côtés. Tu regardes ta main. Tant qu’il ne se passe rien. Je le regarde à la dérobée. Il regarde ta main. La violence c’est l’instant d’avant. Il regarde ta main. Ne pas le perdre du vue. Tu le regardes la dérober. Tu le regardes la dérober. Quelque chose nage sur ton visage. Tu fais un faux mouvement. Je trébuche. Tant qu’il ne se passe rien.

Je le regardes aller dévorer.

Au bout dans une clairière, nous rencontrons d’autres de ses congénères. Pourtant ils cessent de parler. Il se remet à neiger, le temps se fige. Tu penses qu’ils disent. « Tue le regard. Dalle adhère aux baies » mais je ne t’entends pas. Il y a une main dans la neige. Et un oeil rouge écarquillé. Bon, écoutez, ça fait longtemps que je suis là, vous croyez pas que ça commence à bien faire. .

paragraphe de confort visuel
inscrit par Amokryte 13 h 40 min  
(dysforie (chroniques), sangulaire)

Mardi 17 février 2009

sangulaire 9.2

Mais il ne fait rien. La violence c’est l’instant d’avant. Tu penses qu’il va venir. La prudence c’est l’instant d’après. Préférer un risque imaginaire à un risque réel, dis-tu. Tant qu’il ne se passe rien. Je pense qu’il s’approche. L’imaginaire, c’est l’horreur. Il pense. Le réel c’est la mort. Ne va pas dans les ténèbres, il ne faut pas se perdre de vue. Eviter le pire. Tu vois dans la silhouette brumeuse qui lui remplit les yeux qu’il me regarde. Tant qu’il ne se passe rien. Comme si chaque instant passé me rapprochait pas à pas du moment libérateur qui doit advenir tôt ou tard. Comme s’il suffisait d’être patient. De ne pas céder à la terreur. Je sais qu’il sait même si tu ne trahis rien de sa pensée. Il n’est pas trop tard, il serait temps de te prendre en main. Tant qu’il ne se passe rien. Il pense que je ne l’entends pas. Tandis que pas à pas, égaré par la promesse de l’instant qui doit venir, tu sens qu’il me dirige, vers la venue de l’instant qu’il te promet. . Un corps de baleine passe sous la glace. Ni tête, ni queue, ni nageoire, mais deux petits bras agités de nourrisson. Il le saisit par le poignet. Pour l’empêcher de choir. Je pense que la glace est trop fine pour retenir le monstre, dit-il. Tu dois être prudent. J’anticipe. Tu me suis ?

paragraphe de confort visuel
inscrit par Amokryte 16 h 57 min  
(dysforie (chroniques), sangulaire)

Jeudi 29 janvier 2009

sangulaire 9.1

<!– @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } –>

Bon alors je me retrouve. Quelque part je suppose. Il faut bien que ce soit quelque part. Même si cela n’a pas de sens. Je connais cet endroit. Je ne l’ai jamais vu. On est là, il fait nuit. Sur le parvis d’un bâtiment moderne doté d’une façade miroir en bizeau et monté sur piliers. Avec une telle configuration qu’on se demande s’il ne dessinerait pas un motif vu du ciel. Un schéma, un symbole peut-être. . Il y a des bris de verre au sol, des traces de brûlures sur le gazon, les bancs. Sur le béton aussi. Ça laisse le sentiment qu’on est arrivé trop tard alors que j’ai la conviction de m’être échappé à temps. Que l’urgence est en chemin, qu’elle se précipite derrière moi. Là je relève la tête vers une plaque noire luisante légèrement translucide, vous connaissez cela je suppose [...], avec un sourire pâle. .

Ensuite il s’avance à grands pas le long d’un chemin qui borde une forêt. Il fait nuit mais la neige diffuse une lumière ouatée, juste assez ténue pour que les ténébres entre les arbres resserrent leur épaisseurs. Percées de baies rouges écarquillées qui pendent par groupes de cinq à des pédoncules effilochés d’écorchures. Le lit du chemin au centre est couvert d’une couche de glace qui laisse deviner des mouvements au dessous. La Lune est noire comme une pupille. Qui se balance lentement dans l’onde nupale comme un globule au bout d’une trompe. Je suis rejoint par un humanoïde au corps écailleux, aux membres palmés. Des excroissances comme des anémones naines de couleurs tremblotent sur son corps au gré du vent. Mais ce n’est pas l’ennemi qu’il fuyait. Ce n’est pas toi qu’il approches. Il vient, il lui parle. Je sais qu’il est dangereux. Ses intentions sont encore humides d’horreur. Il dit qu’il s’est perdu mais tu n’es pas là où je croyais, il peut t’accompagner. . Sa bouche nourrit des mots où la patience engraisse des armes. Ce n’est pas lui qui parle. Il vient un instant. Tu penses beaucoup trop fort. Il y aurait peut-être une chance si je l’attaquais le premier.

paragraphe de confort visuel
inscrit par Amokryte 17 h 16 min  
(dysforie (chroniques), sangulaire)

Jeudi 29 janvier 2009

sangulaire 8

<!– @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } –>

je sais que c’est obligatoire mais je trouve ça ridicule, je suis presque sûr que c’est un mensonge, il n’y a pas de salamantes à l’extérieur, malgré tout j’obtempère, par superstition, par couardise peut-être, par on-sait-jamais. Cette petite sentence de rien qui cimente, qu’ici mente le monde, ouvrant le ciel à tous les possibles du Destin toujours déjà clos par essence. Fermant la Terre des horizons dans sa gangue de Réel. On sait jamais, Jamais, qui me fait humblement reconnaître que je ne sais rien en ayant pourtant connaissance aveugle de lui. L’interdit sacré du monde humain, tu ne prononceras pas le nom de ton Dieu en vain, il ne faut jamais dire Jamais. J’enfile le casque. Et si tout ce que j’allais voir n’existait qu’à l’intérieur de cet écran ? Il se clipe avec un bruit mat qui signale l’hermétique du sujet. Sensations d’aiguilles dans la nuque, des lignes de codes défilent sur le bas de l’écran, quelques secondes ensuite un message me certifie que je suis prêt. La permission de sortie clignote, le sas inférieur s’ouvre.

Il fait très sombre. J’inspire et je descends.

paragraphe de confort visuel
inscrit par Amokryte 17 h 12 min  
(dysforie (chroniques), sangulaire)

Vendredi 16 janvier 2009

sangulaire 7

<!– @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } –>

Nous rentrons. Aussitôt passées les massives doubles portes dont le linteau avertit en lettres lumineuses « Rien n’est vrai, tout est permis », la foule se disperse en tous sens. Les attractions semblent se tenir en tout lieu à la fois. La foudre et le feu surgissent des endroits les plus inattendus, des corps grillés s’effondrent, d’autres incendiés s’enfuient sous des cris d’admiration et des applaudissements. Il est possible de rentrer partout, certains n’hésitent pas à escalader les façades pour s’introduire par les fenêtres. Ou à se jeter des balcons. A s’écraser sur la pierre. Partout dans les rues, on se court après, on se prend à la gorge, on fornique, on fuit. Le reproche roule en moi de ne savoir trouver mon plaisir dans cette fête, de ne pouvoir participer, comme si la liberté se tenait à un instant de ma conscience sans que je puisse m’y plonger par crainte de perdre mes liens. Ils sont tout ce que j’ai rêvé d’être, inhumains, impulsifs, vivants. Je les envie. Leurs émotions ne sont pas moins vraies parce qu’elles trichent avec la raison, au contraire. Elles sont pures. C’est moi qui suis dans l’erreur, c’est moi qui me trompe en refusant de me tromper. Je les envie, je suis terrifié. Je me faufile à l’écart, je longe une rue sombre entre un terrain vague grillagé et d’anciennes ruines de fours en pierre qui portent en ombres de sang l’empreinte de corps meurtris, traînés. Le sentiment d’être en tort me mord plus fort noué de familiarité, mes chevilles et mes yeux me font mal. Je retire d’autres hameçons de mon corps et je me force à bouger pour fuir l’idée qu’un souvenir pourrait jaillir de ces traces. Qu’est-ce que je cherche à protéger. J’aboutis à une place circulaire bordée de gradins sous des colonnes chargées de fleurs lumineuses. C’est une place de marché où l’on écoule des humeurs. Des individus sont passés à la roue, d’autres attachés par des poinçons à des cordes puis levés en hauteur à la criée. Je fais le tour, suspendu à ma fascination. Les hurlements me tintent dans les os, les plaies me coulent dans le regard. Les êtres sont de plus en plus monstrueux, créatures dépassant les deux mètres cinquante, couvertes de fourrure, d’écailles, de protubérances, diformités, maladies, organes surnuméraires. Je m’éloigne. Je cherche Ev mais il n’est plus là, j’ignore en fait s’il est vraiment rentré. Si tout est feint, que peut-il advenir. Vais-je rencontrer Lore. La rue qui m’a amené s’est changée en boulevard humide, je sens l’effroi ramper autour, « tu ne sais plus où aller ? ». Je sursaute. Une femme d’une race cousine de l’éborgnée sort de l’ombre, sa peau est d’un violet profond légèrement phosphorescent parcourue de tatouages colorés, et mouvants « tu as vraiment un goût infect, tu ressembles à un humain, j’adore, c’est d’une infame originalité ». Elle me considère un instant « il en fallait un pour jouer l’ennui, félicitation. Viens, suis-moi, nous verrons si ton flegme résiste ». Elle semble couverte de fines écailles argentées, des lèvres de chair pendent aux arrêtes osseuses de son corps. Je sais que j’ai vu quelque chose de terrifiant quelque part sur elle mais je ne peux me retenir de la désirer. Je la suis, elle me jète des oeillades, par taquinerie ou par vice, nous rentrons. J’ai un sentiment de déjà vu, dans un vaste édifice qui ressemble à une villa colonniale. Passées les massives doubles portes sur le linteau desquelles est inscrit en lettres lumineuses « quelque chose en français », nous joignons un public qui assiste à l’intérieur d’une salle Renaissance à une scène de viol et de torture. Les corps sont dans un tel état je ne parviens pas à définir à qui reviennent les membres et les cris, ça gesticule comme une pieuvre. La fille s’agenouille pour me sucer. D’autres couples ou d’autres groupes se laissent conduire à l’orgie emportés par la violence des sons que l’on respire et des images que l’on boit. Un homme, mais est-ce un homme, occupé à sodomiser une créature à double colonne en lui balafrant les joues du dos d’inscriptions rupestres, me confie avec délectation « il n’y a qu’une différence de style entre une partouze et un massacre, il s’agit toujours de pénétrer la chair ». Si tout est feint. Je baisse le regard vers la femme qui me lèche, mes pouces sont enfoncés dans ses yeux, mes ongles dans ses ouïes, je suis convaincu de faire une erreur. Je regarde de nouveau la scène de viol. Mes yeux s’écarquillent et l’image grandit en se rapprochant. C’est un accouchement. Ils sont deux à hurler, j’ignore qui torture l’autre, le corps qui s’extrait du ventre est celui d’une vieille. Ma bouche veut s’ouvrir d’épouvante mais je serre la mâchoire de peur que l’on m’enfonce quelque chose dans la gorge. Le sang gicle, des odeurs de détergent se répandent. Une idée encore informe gonfle dans la gorge. Je baisse les yeux. La fille ne me suce pas. Elle me pond des oeufs dans les testicules. Je panique. Je m’arrache à sa ventouse. Autour l’orgie s’est armée de lames. Je comprends, Si tout est faim, nous allons tous nous entredévorer. Les maquillages ne servaient qu’à préserver l’idée qu’il existait des humains dessous. Ils commencent à arracher leurs masques. Je me rue à l’extérieur, je trouve un escalier que je dévale. Je sens le délire monter comme une fièvre. Je descends plus vite mais je suis alenti par la densité de ma peur. Je sais que c’est ma conscience qui se refuse, qui m’entrave. Je me précipite vers la première porte. Mais c’est elle aussi qui m’avertit. Je suis de retour dans la salle. « j’ai trouvé le fil ! ». Une voix. Ma jambe est soudainement tirée en arrière, je tombe, quelque chose me serre dans la gorge. Quelqu’un vient de partir précipitamment, c’est lui que je cherche. Je ressors en courant. Elle m’avertit qu’elle fait défaut, des faux. Je dévale un escalier, je vois une porte béer à l’étage du dessous, je vais si vite que je la traverse. Ils sont tous là. Nus. . Tableau de schèmes et de gemmes merveilleux. L’épouvante. Je sais qu’ils savent. L’épouvante. Je repars en courant. je tombe dans un couloir. Il faudrait que je perde conscience pour me sauver, mais comment faire. Je le traverse. Il faut que je cesse de penser. J’entends des bruits derrière les portes. C’est de croire encore qu’il existe des mots qui me retient. Je cours. Vais-je devenir fou, vais-je… Je me projète dans la fenêtre. Lore, aide-moi

puis-je tout oublier avant de m’écraser

chute

tout défile devant mes yeux

trop vite

le rêve s’arrêtera-t-il s’il n’y plus de mot

sol

ou bien ?

j

paragraphe de confort visuel
inscrit par Amokryte 17 h 06 min  
(dysforie (chroniques), sangulaire)